Les entrepreneurs sortent le champagne généralement quand ils lèvent des fonds. Il y a beaucoup d'entrepreneurs qui finissent à 5% de capital de leur boîte. Et donc même s'ils vendent 100 millions, ce qui est une belle réussite, tu prends 5 millions.
C'est pas terrible, tu vois, c'est ce que nous on gagne par trimestre. Il fait rire. Il est tellement à l'américaine.
Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité est déjà venu à l'époque, c'est Anthony Bourbon. Il est venu au début de Légende, il avait lancé... à un club d'investisseurs.
Vous pouviez vous inscrire, ça s'appelle Blast. Vous pouvez vous inscrire, dire que vous avez tant d'euros à pouvoir investir. Et après, eux, ils vont vous proposer chaque mois, chaque trimestre, différentes sociétés dans lesquelles vous pouvez investir.
Ça a cartonné, ça a explosé en un an. Ils avaient 4 000 investisseurs, ils en ont plus de 8 000. Maintenant, ils ont carrément une liste d'attente. Ils n'arrivent même pas à pouvoir prendre tout le monde.
Il va venir nous raconter le succès qu'il a vécu. en un an, c'est assez impressionnant. Il avait créé aussi Feed, une marque qui faisait des repas à boire, où il y a tout ce dont on a besoin à l'intérieur, avec des bars aussi dessus. Il est aussi sur M6 dans Qui veut être mon associé ?
C'est-à-dire qu'il est face à des gens qui viennent proposer d'être leur associé. Vous allez voir, il va nous raconter tout ça. Il va nous donner aussi son opinion sur la politique actuelle, sur ce qui se passe en France.
Lui qui avait à l'époque gagné plus de 100 millions d'euros, il en a gagné je crois plus de 40 cette année. Donc un vrai succès. C'est intéressant d'avoir son opinion sur la gestion, sur la crise politique. sur ce qui se passe en France. C'est parti avec Anthony Bourbon sur les gens.
On y va. Hello tout le monde, c'est Anthony Bourbon et je suis ravi de revenir sur les jeunes. Et bien voilà, bienvenue. En plus, tu le dis à l'américaine et tout.
Tu parles anglais toi Anthony ? Ouais, un petit peu. J'ai appris, mais tu vois, comme j'ai pas eu la chance d'aller dans des grandes écoles, j'ai dû apprendre sur le tas en regardant Netflix et compagnie.
Mais j'ai Pepsi à mon board aujourd'hui chez Feed. Donc on fait tout en anglais, je suis obligé. Et comme on cherche beaucoup de startups où on investit, on est obligé de... Maîtrisez un petit peu, mais tu sais j'ai l'accent vraiment à l'ancienne quoi.
J'ai cherché pendant longtemps, on va en reparler dans deux ans, une technique pour parler anglais. J'ai une copine qui a réussi à parler anglais, à être fluente, à être du niveau zéro, c'est-à-dire le mien aujourd'hui, à être fluente absolue vraiment pour parler en anglais au travail, etc. En six mois, avec 45 minutes par jour.
Alors je ne sais plus le nom de la méthode, donc là je vous vends un truc que je ne vais pas vous donner. J'ai essayé de le retrouver et en fait elle s'est mis 45 minutes par jour, 7 jours sur 7 pendant 6 mois. Elle était fluente, mais vraiment comme une Américaine.
Elle a un accent de ouf et tout. L'accent, c'est le plus dur parce que les mots, tu peux les apprendre. Mais avoir l'accent après 20-25 ans, c'est plus chaud.
Mais le plus important, c'est que les gens te comprennent en réalité. Et il ne faut pas s'inquiéter du regard des autres. Souvent, on se dit qu'ils vont se moquer.
À partir du moment où les gens comprennent, surtout quand tu parles d'argent, le plus important, c'est de pouvoir signer le deal à la fin. Alors, les gens de business aujourd'hui, on avait reçu Anthony il y a à peu près un an, c'est ça ? Tu étais élu à l'époque. Et t'es venu nous raconter ta nouvelle aventure qui s'appelle Blast. T'avais fait Feed avant, c'est une marque de nourriture qu'on peut boire ou manger.
Au départ c'était que boire je crois. Et maintenant c'est plus des bars effectivement. C'est des bars qu'il y a au supermarché, il y en a partout.
Et t'as donc encore Feed, on va en parler. Enfin t'as une partie de Feed, on peut parler un petit peu plus technique sur le business, quand c'est des gens de business. Et là t'as ouvert Blast il y a un an, ça marche très bien, je le vois partout, j'en entends parler un peu partout, t'es content ? Oui, très content. On l'a ouvert il y a deux ans pour être précis.
Et au début, on ne se rendait pas compte de l'impact qu'on pouvait avoir. C'est des particuliers qui viennent investir à mes côtés, dans les mêmes startups que moi, à partir de 1 000 euros par projet. Ça permet vraiment de démocratiser l'investissement et de soutenir l'entrepreneuriat. Là, c'est un club d'investissement ? C'est un club d'investissement où moi, je vais te pousser des dossiers trois fois par mois.
Je vais te dire, j'investis dans ce dossier pour telle et telle raison. Je vais expliquer pourquoi. Et toi, tu as la possibilité de venir dans le tour de table et d'investir 1 000 euros, entre 1 000 et 200 000 euros par projet.
Et donc, ça permet d'ouvrir un écosystème qui était très fermé. Parce que l'investissement start-up, à l'époque, si tu n'étais pas très connecté, que tu n'étais pas un entrepreneur, que tu ne mettais pas d'étiquette 100 000 euros, c'était impossible de rentrer dans un tour de table. Et aujourd'hui, à partir de 1 000 euros, tu peux le faire.
Et c'est un plaisir pour moi de voir qu'on mélange toutes les catégories de la population, les très riches, les gens normaux, les femmes, les hommes. et ça permet en plus de l'argent d'apporter... aux fondateurs, des ambassadeurs qui vont soutenir leurs projets. Tu parles beaucoup de ça, toi. C'est un truc que j'ai remarqué dans pas mal de discussions.
C'est important pour toi, le côté un peu... pas anti-parisien, parce que le but, c'est pas d'être anti-rien, mais de dire, tiens, c'est pas que pour les élites, c'est pas que pour les gens de famille qui ont déjà eu la chance, d'ailleurs, d'avoir ça, parce que c'est une chance, c'est pas un problème, d'être riche ou d'avoir une grande famille. Mais c'est justement de t'ouvrir un peu à tout le monde et d'aider n'importe qui qui a envie, en tout cas, parce qu'il faut quand même avoir envie d'investir, d'essayer d'ouvrir à tout le monde.
La méritocratie, c'est vraiment un mot qui est important à mes yeux. Donc, on n'est pas là pour stigmatiser, opposer les classes sociales. Mais malheureusement, puisque je viens d'un milieu classique, compliqué, mon père, il n'avait pas le bac, il avait un CAP, il était contrôleur de train, j'étais à la rue quand j'avais 17-18 ans, je sais à quel point c'est dur pour quelqu'un qui vient d'en bas. Et donc, forcément, je me sens plus proche des gens qui galèrent.
Et j'essaie de rappeler que l'inégalité est très présente. En France, c'est un pays d'héritage, c'est un pays d'élitisme, d'entre-soi, de reproduction sociale. Et les start-up étaient la conclusion de tous ces mots, puisque si tu n'avais pas fait HEC, les grandes écoles, que ton oncle n'était pas investisseur professionnel, tu avais beaucoup de mal à lever de l'argent. Ça change un peu quand même maintenant, ça, non ? C'est en train de changer, notamment avec des initiatives comme Blast, et c'est le message qu'on veut porter, notamment avec l'émission qui veut être mon associé, avec des livres que j'ai faits, des podcasts, d'essayer de dire...
Vous pouvez être entrepreneur, quelle que soit votre origine, mais attention, préparez-vous, ça va quand même être plus dur parce que c'est rare que des entrepreneurs qui réussissent viennent de tout en bas. En un an, tu as réussi à gagner de l'argent depuis qu'on s'est vu. C'est intéressant parce que tu véhiculais un truc un peu cool de réussite et ça donne un peu envie.
Oui, c'est cool et vraiment, moi, je n'ai aucun problème à parler d'argent et je pense que les jeunes doivent avoir envie de gagner de l'argent. Il n'y a pas de honte parce que l'argent crée de la valeur. Donc, quand tu t'enrichis, tu enrichis les gens autour de toi, tu achètes des maisons, tu payes des impôts, etc. Donc, c'est quelque chose de bénéfique. Et surtout, tu envoies un message de réassurance aux jeunes qui sont devant leur télé, qui n'ont pas confiance en eux, et qui disent « Mais attends, si lui, il l'a fait, je peux le faire aussi.
» Et l'année dernière, par exemple, on a fait 13 millions d'EBITDA en année 2, donc 20 millions d'euros de chiffre d'affaires. On a gagné 40 millions parce qu'on a vendu des parts de la société à des membres qui, du coup, nous ont rejoints au capital. Donc, c'est des grosses années. Je comprends que ce soit des chiffres qui puissent choquer, mais c'est l'aboutissement de 10 ans d'échec.
Et donc, en fait, quand tu travailles très dur, au fur et à mesure t'as envie de baisser les bras mais il faut continuer, il faut être résilient et quand tu es dans la bonne vague, au bon moment tout prend et c'est parce que tu es en alignement avec ce que tu penses vraiment que ça fonctionne typiquement Blast, c'est l'aboutissement d'un discours que je mène depuis 10 ans de dire il faut qu'il y ait de l'extraction sociale il ne faut pas laisser les élites entre eux donc quand j'ai proposé le projet tout le monde est venu parce que c'était vrai authentique C'est ça qui est cool aussi de faire un suivi parce qu'il y a un an on avait expliqué pour la première fois Blast et club d'entrepreneurs où vous vous inscrivez vous n'êtes pas obligé d'investir à chaque fois mais on vous propose des projets tiens est-ce que tu y vas est-ce que tu mets 1000 euros est-ce que tu mets 2000 euros t'expliquer intelligemment qu'il ne fallait pas mettre toutes ces économies je vous rappelle si vous n'avez pas vu la première émission avec Anthony je vous mettrai le lien cliquable sous la vidéo je sais que ça énerve des gens quand je dis lien cliquable, alors le lien sous la vidéo, j'ai vu les commentaires que vous mettez, Je vous mettrai le lien, et si vous voulez aller voir la première interview d'Anthony pour être au courant de la base de la création de Blast, et après venir voir cette émission en deuxième, pareil, en podcast audio, je vous mettrai le lien dans la description si vous voulez aller écouter le premier épisode. Juste pour revenir avant, Feed, c'était ta première marque avec laquelle tu avais gagné de l'argent. Je me rappelle à l'époque qu'on avait mis 100 millions d'euros, entrepreneurs, dans les titres. T'en es où avec Feed ?
Feed, du coup, c'est Mélanie que t'as rencontrée tout à l'heure, qui est DG, et qui accompagne l'aventure... Au quotidien, opérationnellement, je suis toujours là pour faire la communication, la politique, parler avec les fonds d'investissement, notamment Pepsi, Alven, mes investisseurs qui ont mis plus de 30 millions d'euros. Donc c'est une marque qui fonctionne, qui est dans plus de 3000 points de vente. Maintenant, c'est sûr que c'est moins exponentiel que Blast parce que par définition, c'est moins technologique. C'est du produit, donc ça prend du temps, mais ça fonctionne et c'est une belle marque qui fait partie du quotidien des Français.
Je suis ravi de continuer à la soutenir depuis 8 ans maintenant. Tu as encore des parts dedans, toi ? Oui, j'ai 33%, pour être précis. J'avais vendu des parts lors de tours de table précédents.
Donc, tu le dilues au fur et à mesure. Et en plus, j'avais vendu pour plusieurs millions d'euros, encore une fois. Et j'essaie toujours de rappeler que c'est bien beau de parler de licorne, de parler d'entreprise, mais ce qui compte, c'est qui gagne de l'argent. Parce que tu as beaucoup d'entrepreneurs qui font les barbos sur BFM Business. Mais la réalité, c'est qu'ils ne gagnent pas d'argent.
Et malheureusement, le business, c'est quoi ? C'est le KPI, c'est l'euro. Combien tu as gagné d'euros ?
Donc, il faut dire aux jeunes, faites des business concrets, qui ont des business models sains. Ne soyez pas dépendants des levées de fonds, parce que c'est bien beau de faire les grands titres, mais malheureusement, si vous ne pouvez pas payer les factures à la fin de l'année, ça ne sert à rien. Une levée de fonds, on entend souvent ce terme dans le business en général.
Une levée de fonds, c'est un crédit en réalité. C'est de l'argent que tu vas devoir rembourser à un moment donné. En fait, tu ne le rembourses pas forcément, mais par contre, tu as donné des parts de capital. Donc, tu le payes quelque part. Tu le payes et ce n'est jamais...
un bon signe, c'est-à-dire que tu as raison de le souligner, les entrepreneurs sortent le champagne généralement quand ils lèvent des fonds, alors qu'en réalité, c'est plutôt une mauvaise nouvelle parce qu'ils viennent de perdre des parts de leur capital. Et donc, si la boîte réussit un jour, au lieu d'avoir 100% de la valeur qui est créée, tu n'en auras plus que 50, 40, 30%. Et il y a beaucoup d'entrepreneurs qui finissent à 5% de capital de leur boîte. Et donc, même s'ils vendent 100 millions, ce qui est une belle réussite, tu prends 5 millions.
Ce n'est pas terrible, tu vois, c'est ce que nous, on gagne par trimestre. Ouais, mais il y a... Il est tellement à l'américaine. Tu te fais... D'ailleurs, parfois, il y en a qui te le reprochent.
C'est ton caractère à toi. Tu ne te travestis pas à l'antenne. C'est cool aussi.
Il va nous parler comme ça dans le bureau. Tu vas parler comme ça sur le plateau. C'est ta manière d'être. Les Américains n'ont pas de problème pour parler d'argent. Tu vas les rencontrer.
Au bout d'une minute, ils vont te dire « Tiens, tu gagnes combien ? » C'est assez bizarre. Parce que nous, les Français, on a tendance à être un peu gênés ou pas trop aborder les sujets.
C'est un sujet qui va nous gêner. Payer un peu à Risto, bourgeois, et quand t'as pas mérité ton argent comme la plupart des grandes fortunes françaises, c'est sûr que tu fais un peu le mec bien élevé, non mais l'argent faut pas en parler, tu dis pas le prix de ta voiture, mais quand t'as bossé comme un chien pour avoir ton argent et pour mettre ta famille à l'abri, t'as aucun souci à en parler, moi je pense que ça inspire les jeunes. Il faut arrêter de penser que les jeunes ils ont envie simplement d'avoir un beau nom, une belle étiquette, ils veulent gagner de l'argent, ils ont envie d'avoir des belles voitures, ils veulent des belles maisons, et l'argent c'est pas un problème, au contraire tu peux...
réinjecter dans la société. Tu peux payer des impôts, tu peux réinvestir dans des boîtes, et c'est ce qu'on voit avec Blast. La France a besoin d'une révolution, je t'en ai dit. Dans quel sens tu dis ça ? Je pense vraiment qu'il y a beaucoup trop de verticalité aujourd'hui, que le système politique ne fonctionne plus en France, et que malheureusement, il y a une reproduction qui est très forte.
C'est un peu comme l'image du monopoli, c'est-à-dire que ceux qui sont très riches transfèrent leur patrimoine immobilier à leurs enfants, et si tu veux faire une partie de monopoli contre un riche bien-né, tu ne peux pas gagner, parce que sur chaque... case, il a déjà des maisons et des hôtels. Donc il y a toujours une erreur statistique, comme moi, quelqu'un qui a eu la chance de passer entre les maisons.
La réalité, c'est que ça fausse le jeu et on doit remettre la méritocratie au cœur de la société. On l'a vu avec les Gilets jaunes, ça a commencé à trembler. La force politique est clivée. Il n'y a plus aucune cohésion dans le pays.
La France est en train de se détruire et c'est aux entrepreneurs de reprendre le pouvoir, à mon sens, parce qu'ils ont la légitimité, la crédibilité pour pouvoir gérer les finances. Quand tu vois comment est géré l'État... Si un chef d'entreprise fait ça, il va en prison.
C'est-à-dire que l'État, c'est quand même la seule entreprise, parce que pour moi, c'est une entreprise à partir d'une entreprise. Il y a des budgets, il y a des rentrées, des sorties. L'État, c'est une entreprise, tu as un cash flow, tu sais que tu vas dépenser 600 millions par an, c'est à peu près ce que dépense la France, mais tu ne rentres que 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, si on fait simple.
Donc, tu es en déficit, chaque année, de 100 milliards. En sachant que tu as déjà une bête. Non parce que t'as dit... En milliards, oui en milliards. 600 millions.
Non non, 600 milliards, pardon. Et donc ça veut dire que la dette française elle est 3300 milliards à peu près et chaque année tu lui rajoutes 100 milliards. Sauf que le problème c'est que ton taux d'intérêt est en train de monter parce que les investisseurs ils ont de moins en moins confiance dans le pays. Ils voient que c'est le bordel, ils voient que la dette augmente et donc ils vont dire ok je te prête de l'argent.
Par contre à un meilleur taux et donc c'est un cercle vicieux et même si on n'est pas encore au niveau de la Grèce parce qu'on a du patrimoine, on a un pays plus solide, la situation est catastrophique et on a besoin d'entrepreneurs qui viennent nettoyer tout ça et penser d'un point de vue business ? Et les politiques aujourd'hui ne savent pas le faire, histoire de Sciences Po, ils n'ont jamais travaillé. Je suis persuadé que n'importe quel président, tu lui fais lire un bilan, il ne comprend pas ce que c'est. Toi tu penses qu'il faudrait des entrepreneurs, un peu comme aux Etats-Unis par exemple, on a vu il y a Trump, qui est entrepreneur, qui est en tout cas chef d'entreprise, qui a pris un autre entrepreneur à côté de lui, Elon Musk, et qui lui a donné d'ailleurs le Efficiency Doge, D-O-G-E, une sorte de ministère de l'efficience, de l'efficacité des... des pouvoirs publics et de la finance publique.
Qu'est-ce que tu en penses, toi, de ça ? Je pense que c'est très bien et que ça va être un carnage. C'est-à-dire que quand tu lâches un musk dans l'administration américaine ou même française, ça va être un carnage. Quand tu vois ce qu'il a fait chez Twitter, qu'il a viré 70% des gens et que Twitter en tente toujours aussi bien.
D'ailleurs, tout le monde se moquait de lui à l'époque quand il a acheté Twitter, mais c'est ce qui a permis à Trump de gagner. Et quand Trump a... Ah, tu crois que c'est par rapport à Twitter ? Twitter, c'était un média colossal qui a fait des campagnes de dénigrement des concurrents, qui a aussi poussé des fausses informations.
Mais des informations... C'est qu'ils ont gagné, point barre. Là, on est dans un monde de requins. La politique, c'est encore pire que l'entrepreneuriat, que le business. La politique, c'est ce qui se fait de pire en termes de requins.
Ils ont gagné. C'est les grands bassins. Ah ouais, là, c'est l'océan. C'est l'océan, c'est catastrophique, c'est les grands blancs qui sont partout.
Et Musk, tout le monde a rigolé en lui disant il a mis 150 millions dans la campagne, quel fou ! Il a gagné derrière des dizaines de milliards parce que la crypto est montée, il a signé des contrats avec Tesla, il a signé des contrats avec SpaceX. C'est un coup de génie et je pense que les entrepreneurs doivent nettoyer l'état de la politique.
C'est le cas en Argentine, ça fonctionne très bien. Tout le monde dit en Argentine, ça va s'effondrer. Le mec a très bien réussi en mode business, entrepreneur du peuple et les gens ont envie de se reconnaître dans les personnes qui les gouvernent.
D'avoir des personnes, comme au Danemark d'ailleurs, au Danemark, quand tu élis quelqu'un, il arrive en vélo au Parlement. Et c'est un signal. Ce n'est pas ça qui fait la différence d'un point de vue financier. Mais tu envoies un signal au reste du peuple qui est, nous sommes à votre service.
On est payé avec vos impôts. On est là pour vous servir plus que pour vous diriger. Quand tu vois que l'Assemblée Nationale, ça coûte 600 millions par an, idem pour le Sénat, que l'administration française, c'est 90 milliards par an.
Ça coûte tellement, ils sont chargés. tu vois, tu as des chiffres qui font peur. Rien que les ministres et leur cabinet, 1 milliard par an. Et donc, en fait, comme c'est des chiffres déconnants, plus personne ne fait attention parce que tu parles de 90 milliards. Ça n'a plus de sens. C'est tellement gros.
Ça n'a plus aucun sens. Alors que quand tu es dans ta boîte, le moindre euro, il compte. Quand tu commences, tu vas vérifier la cartouche d'encre à l'imprimante pour voir si elle est bien vide, tu vois, avant de lâcher. Et donc l'entrepreneur, il se met à risque à chaque moment de sa vie.
Quant à un politicien, les décisions qu'il va prendre n'auront aucun impact sur son quotidien. D'ailleurs, ils sont protégés, ils ont des avantages tout le reste de leur vie. Donc quelqu'un qui bosse trois mois en premier ministre ou en ministre, il va avoir des avantages qui vont coûter une fortune aux contribuables alors qu'ils n'en ont pas forcément besoin. Et d'ailleurs, ils refusent de les lâcher.
On a vu le cas avec Elisabeth Borne il n'y a pas assez longtemps. La politique, c'est compliqué en France. Donc, OK, entrepreneur, mais comment, sous quelle forme ? Mais t'es un président, comment tu vois le truc, toi ? Moi, je pense qu'il va falloir aller encore plus loin.
2027, on va laisser passer parce que ça va être la guerre totale en France. On a essayé la gauche, la droite, rien ne marche. C'est une caste, il faut savoir qu'ils sont tous pareils, ils viennent tous des mêmes écoles, ils dînent ensemble, ils déjeunent en off.
C'est vraiment du théâtre pour maintenant avoir un peu d'argent. Tu veux dire, ils déjeunent entre partis qui s'en partent ? Bien sûr, ils déjeunent, ils s'appellent, ils sont tous connectés.
c'est vraiment du théâtre et pour maintenant être au contact parfois de politiciens qui me parlent et qui voulaient que je m'intègre un peu dans leur sujet, c'est vraiment une vaste blague, une vaste hypocrisie. Et les Français ne s'en rendent pas encore compte. Mais quand ça va se savoir, parce que les réseaux sociaux, les émissions commencent à parler de la réalité, ça va être une révolution dans le pays. J'espère qu'il ne sera pas violente. Mais je ne crois plus en la démocratie, je ne crois plus en la verticalité.
Il va falloir quelque chose d'impactant. Et les entrepreneurs, s'ils prennent le pouvoir, ce sera en 2032. Je pense que ce sera bénéfique pour le pays. La démoscratie, la loi du nombre, tu ne crois pas à ça ?
Non, je n'y crois pas. Dans quel sens ? Malheureusement, si tu veux imposer des choses et retourner le pays positivement, tu es obligé d'avoir des leaders.
C'est comme dans une entreprise, il y a des Américains qui ont essayé de mettre un pouvoir égal entre les employés, que tout le monde puisse prendre des décisions. Malheureusement, si tu veux aller vite, et c'est la clé en business, tu dois avoir un décideur, tu dois avoir quelqu'un qui prend le pouls de sa société. et qui va essayer de tenir compte des feedbacks, parce que sinon, il est déconnecté de la réalité du business.
Mais à la fin, il faut qu'il y en ait un qui tranche. Et souvent, il va faire des erreurs. Mais à minima, on avance. Et les entrepreneurs qui sont très bons, qui gagnent de l'argent, c'est des gens qui n'ont pas peur d'échouer, qui vont aller vite et qui vont recruter vite, qui vont virer encore plus vite, qui vont tester des produits qui ne fonctionnent pas.
Il faut enchaîner. Mister Beast, le pro de YouTube, c'est ce qu'il explique dans ses derniers courriers. Il a expliqué ses méthodes. Il a dit, je suis celui qui essaie le plus, qui va le plus vite. Ils ne se demandent pas dix ans si c'est positif.
On dit souvent en business qu'un idiot qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel qui reste assis. Et les politiciens, c'est des intellectuels qui restent assis. Ça sort de Sciences Po, ça fait des dissertations de douze pages, mais ça n'a jamais généré d'argent.
Donc comment tu veux que ça marche ? Il y a un homme politique, un entrepreneur français que tu imagines en homme politique ? Non.
Où tu te dis, tiens, lui, il ne serait pas mauvais ? Honnêtement, pas pour le moment. Toi, tu n'as jamais pensé à faire de la politique ?
Ça m'intéresse dans le sens où tu as envie de sauver ton pays, c'est noble, c'est quasiment un truc d'égo. Tu te dis si je peux aider, j'ai envie de le faire. Mais la réalité, c'est que c'est beaucoup trop hypocrite. Je préfère me concentrer sur le business. C'est beaucoup plus sain, en réalité, le business.
Tu te bats pour toi-même, tu essaies de servir des clients, parce que le client, il faut lui apporter quelque chose pour lequel il a envie de payer. Et ça, c'est déjà compliqué d'aller chercher de l'argent dans les poches des gens. Mais je pense que je gâcherais ma vie à aller en politique.
On l'a vu avec Bernard Tapie ou d'autres. C'est encore un autre monde et qui est bien plus violent que ce qu'on peut l'imaginer. Il y avait sa femme, Dominique Tapie, qui était assise à ta place, et qui nous disait que ça a été la plus grosse erreur de Bernard, d'être parti en poétique, et qu'il le savait, mais il en avait envie. C'est l'ego.
C'est l'ego, mais peut-être qu'il y a un truc chevaleresque d'aller dans... Il a envie de sauver, parce qu'il vient d'en bas, son parcours est incroyable. D'ailleurs, c'est un des seuls entrepreneurs qui a un vrai parcours difficile. Oui, pour le coup, lui, tu parlais de verticalité...
Et pourquoi ? parce que le peuple l'aimait. Et pourquoi le peuple l'aimait ? Parce qu'il se reconnaissait en lui. Et très vite, quand tu as des entrepreneurs qui vont sur les réseaux, qui veulent raconter une histoire qui n'est pas la leur, les gens ont la capacité de comprendre très vite.
Ils savent ce qui est vrai ou pas. C'est comme un politicien. Maintenant, ils y sont prompteurs. Tu as capté si c'est des conneries ou pas. Les entrepreneurs, c'est la même chose.
Et Tapie, c'était le premier entrepreneur à aller sur les réseaux sociaux. C'était un peu comme les réseaux aujourd'hui, sauf que lui, il était à la télé. Il se faisait emmerder. Oui, lui, il avait des gros problèmes aussi. parce que la jalousie, parce que...
Tu es toujours un peu borderline. Et d'ailleurs, j'ai lu tous les bouquins qui le concernent. Celui de sa femme, d'ailleurs, qui est sorti l'année dernière.
Et c'est toujours intéressant. Je pense que d'ailleurs, les entrepreneurs doivent lire tous les bouquins d'autres entrepreneurs parce qu'ils apprennent les erreurs, ce qui a fonctionné. Et ça te permet d'avoir plusieurs vies quelque part parce que l'expérience, c'est dur de l'avoir en 30 ou 40 ans de carrière.
Donc, il faut lire un maximum. Est-ce que pour être entrepreneur comme Elon Musk, je prends l'exemple parce que c'est l'homme le plus riche du monde aujourd'hui. Ou Bernard Arnault, on va dire, en deuxième place, où parfois ça peut s'équilibrer, mais c'est à peu près le schéma aujourd'hui du tournage.
Est-ce qu'on peut être gentil, doux, et être entrepreneur de ce niveau-là, où il faut être froid ? C'est un vrai truc, parce qu'il paraît qu'Elon Musk fait des choix de manière un peu froide. Quand t'es à ce niveau-là, t'es forcément... un tueur, un requin. C'est-à-dire que tu ne peux plus avoir le temps de gérer les gens, ça ne veut pas dire que tu as un mauvais fond, ça ne veut pas dire que tu es quelqu'un de méchant, mais ça veut simplement dire que tu n'as pas le temps de prendre des gants, ça va très vite, il faut raisonner de manière très pragmatique, très chiffrée, et c'est pour ça qu'ils ont cette image souvent, soit de pervers narcissique, soit de neuro-atypique, parce qu'ils pensent différemment.
Mais de toute façon, les psychopathes sociopathes, que ce soit en politique, en business, t'en as énormément parce que c'est la manière de fonctionner, qu'il n'y a pas de remords et donc ça va très vite. Malheureusement, tu ne gagnes pas 330 milliards d'euros. En tout cas, c'est son patrimoine.
440. 440 ? Ils ont annoncé la 440. Mais t'imagines, tu ne peux pas faire ça sans être dur et rapide. Et il y a une photo qui est sortie il y a six mois qui était incroyable.
C'était Elon Musk qui passait devant Sarkozy, Hollande, quand il y a eu la réouverture de la cathédrale. Et tu voyais des gens qui ont créé 3300 milliards de dettes. Ah, il y a un même ! Et l'on passe à côté, c'est incroyable, c'est vraiment deux mondes qui se croisent et tu vois les politiciens, ils regardent comme ça.
Il y a tous les Français qui sont... C'est exceptionnel. Tu dis d'ailleurs souvent, tu te fais un peu juger par la caste parisienne, ils ne t'aiment pas trop.
Oui, ne pas être aimé, c'est un fait. C'est-à-dire que je pense que je dérange parce qu'on investit trop d'argent, 100 millions d'euros dans les deux dernières années, on gagne beaucoup. Et je pense qu'ils ne sont pas d'accord que quelqu'un qui ne vient pas de leur milieu, qui n'a pas fait leurs études, qui n'a pas leur cerveau quelque part, parce qu'ils considèrent être au-dessus, puisse gagner autant. Donc c'est une caste, et je pense que ça se passe dans toutes les verticales.
Ça peut être dans les médias, ça peut être dans le business, ça peut être dans le sport. Quand tu viens d'un autre milieu et que tu réussis, tu te déranges, un peu comme Lewis Hamilton dans la F1, qui vient d'un milieu défavorisé. Et j'ai effectivement beaucoup de retours qui m'expliquent que des gens essaient de me faire tomber. Il y en a qui appellent M6 pour essayer de me faire virer.
D'autres qui appellent les startups dans lesquelles j'essaie d'investir pour dire n'y va pas avec Blast, c'est naze. Et ça m'arrive quotidiennement. Je reçois des mails de menaces. Des journalistes chez qui je passe reçoivent des mails de menaces par la suite ou en disant il a fait ci, il a fait ça. Ça fait partie du pain quotidien.
Je comprends les gens qui en souffrent honnêtement parce que moi je suis très froid là-dessus. Et quand t'as vraiment galéré comme moi dans la rue, Des blaireaux qui parlent sur Instagram ou sur LinkedIn, vraiment ça me fait ni chaud ni froid. Mais je comprends que quelqu'un de fragile puisse être impacté parce que tout au long de la journée, on te dit t'es moche, t'es con, t'es ci, t'es là. Tu vois, au bout d'un moment, tu dis ça doit être vrai. Donc soyez un petit peu modérés sur les réseaux sociaux et essayez plutôt, un peu comme les Américains, de vous inspirer de ceux qui ont réussi sans juger, sans stigmatiser.
Et paradoxalement, ceux qui critiquent le plus, c'est souvent ceux qui ont le plus de choses à se reprocher et qui n'ont rien fait de leur quotidien. On t'a déjà menacé, t'as déjà reçu des mails, on t'a déjà menacé physiquement, il y a des mecs qui viennent te faire chier quand tu réussis comme ça, et que t'as beaucoup d'argent, quels sont les problèmes que t'as rencontrés ? J'ai eu pas mal de tentatives de cambriolage, beaucoup de mails anonymes de menaces, des messages sur les réseaux sociaux, des haters qui vont vraiment commenter toutes tes publications pendant des mois, ça fait partie du jeu.
Maintenant, physiquement, j'ai jamais été agressé dans la rue, j'ai un service de sécurité. Pour le moment, les gens sont plutôt sympas dans la rue, mais tu connais, les gens qui aboient le plus, c'est souvent les moins dangereux, c'est-à-dire que c'est comme les petits chiens. En fait, tu regardes, c'est pas les Dobermans qui aboient, c'est les petits caniches qui gueulent pour être impressionnants.
C'est la même chose dans la vie, et on verra comment ça se passe. Mais c'est vrai que je ne suis pas un mec inquiet du tout. Parfois, j'espère qu'on va venir me faire chier. J'espère. Attends, je ne cherche pas trop non plus, parce que...
Non, mais les gens ne gueulent pas possible. et après j'ai une chance incroyable, c'est que je suis dans un milieu de fragile. C'est-à-dire que dans un milieu parisien, quand t'as grandi dans les grandes écoles, t'as des noms à particules, quand c'est ces mecs-là qui essaient de me mettre des coups de pression, tu te doutes bien que quand t'as dormi sous les ponts, au milieu de la vraie violence, ben tu rigoles, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
Rien du tout. Et dès que t'es face à eux, ils font quoi ? Rien du tout. Honnêtement, j'ai plus de la peine pour eux qu'autre chose.
T'as des tentatives de cambriolage ? Pourquoi t'as des tentatives ? T'as des douves autour de chez toi ? Ils ont pas réussi à arriver, ils t'ont fait pour...
Là, j'ai fait... C'est Guantanamo. Chez moi, c'est Fort Knox. C'est-à-dire que pour rentrer, j'ai mis des trucs de gaz.
Tu peux appuyer sur un bouton pour libérer des brouillards. J'ai des caméras partout, j'ai des boutons d'alerte, j'ai des tasers, j'ai des flashballs. Parfois, je prie pour que quelqu'un essaie. Et je me fais des scénarios. j'ai acheté un masque à gaz pour bien y voir dans l'ombre avec non mais j'ai fait Splinter Cell Metal Gear Solid Et d'ailleurs j'ai eu un problème avec ce flashball, c'est quand même incroyable, ça c'est assez français.
Moi j'ai eu trois tentatives de cambriolage, j'ai des mails de menaces, j'ai pu démontrer qu'il y avait vraiment des équipes qui cherchaient. Évidemment elles n'ont jamais rien eu. Et alors moi le jour où j'ai acheté un flashball, je l'ai déclaré à la mairie, j'ai eu une attestation de médecin disant que j'étais ok, que je n'étais pas un ouf pour en avoir, donc j'ai vraiment suivi les règles. Et là j'ai un... Un policier qui vraiment me harcèle pour me demander pourquoi t'as acheté cette arme, on te convoque au commissariat, tu viens nous expliquer.
J'ai fait un mail assez précis en disant voilà, j'ai des montres à la télé, les gens savent qu'il y a de l'argent, j'ai eu trois tentatives de cambriolage, etc. J'en ai rien à foutre, tu viens. Et donc en fait, il passe du temps avec moi, alors que j'envoie des millions d'euros d'impôts chaque année et qu'il se doute bien que je vais pas braquer une banque avec le flashball, vu qu'on est un peu visible. Mais il préfère passer du temps sur mon cas.
plutôt que sur des cambrioleurs. Et donc, ça me fait penser à l'histoire. T'as dû entendre, ce mec, il avait été cambriolé chez lui, avec ses enfants, sa famille.
Il faisait du MMA. Il faisait des sports de combat. Il avait attrapé le mec, il avait ligoté, il avait appelé les flics.
Les flics étaient venus chercher le cambrioleur. Les cambrioleurs ont porté plainte contre lui pour séquestration. Ils ont gagné.
Il a pris deux ans avec sursis. C'était où ça ? C'était à Paris, je crois.
En tout cas, c'était en France. donc je sais pas si t'es... le délire c'est à dire quelqu'un vient te cambrioler chez toi Tu le maintiens en attendant les forces de l'ordre, c'est toi qui es en risque pénal. Ouais c'est fou, c'est fou. Tu vois, il y a un problème.
Oui mais comment on change tout ça ? Effectivement, on en parle tout le temps dans les dîners, dans les trucs, il y a un problème, il y a un problème. Évidemment, il y a un vrai problème sur plein de trucs, mais comment est-ce que ça change ?
Je pense qu'il faut mettre de la rigueur, il faut mettre beaucoup de rigueur, il faut que les actes aient des sanctions. Je pense que la défaillance française, elle a un niveau beaucoup plus haut. C'est-à-dire que de l'école jusqu'à la justice, c'est très compliqué, on manque de moyens.
C'est un métier compliqué, attention, les policiers, j'ai un grand respect pour eux, parce qu'être confronté au quotidien, à la voyoucratie quelque part, et aux problèmes du pays, c'est extrêmement compliqué. Et les juges, c'est la même chose. Les juges, aujourd'hui, tu fais un procès, ça met deux ans et demi à être jugé. Donc le temps de la justice est très long, et je pense encore une fois qu'il faut repenser le système de fond en comble, parce qu'il ne fonctionne plus aujourd'hui.
D'ailleurs, tu parles de ça, tu as une jolie montre, tu aimes bien les montres ? Ouais, j'adore les montres. Ça, c'est une eau de marpillée Royal Oak avec le tourbillon.
Mais je fais toujours attention, je précise, je les laisse dans une banque avec un coffre. C'est le problème de Paris, je ne peux pas laisser ça, ça coûte 300 000 euros. Je comprends que tu ne peux pas l'apporter, tu vois, dans la rue.
Et limite, ça me gêne en France de m'afficher avec ce genre de produit quand tu sais qu'il y a des gens qui galèrent. Donc, je mets tout au coffre, sauf quand je vais à l'étranger et que je kiffe. Comme ça, tu n'as pas d'objet de valeur chez toi et ça t'évite d'être inquiété, etc.
J'ai vu des messages qui disaient que tu étais parti vivre à Dubaï pour ne pas payer tes impôts là-bas, etc. J'ai vu tout ça. Tu es parti habiter à l'étranger, enfin à Dubaï ?
Jamais. C'est-à-dire que je n'ai jamais mis les pieds à Dubaï depuis 4 ans. J'ai toujours payé mes impôts en France.
En 2024, je paye encore des millions d'euros d'impôts. C'est pareil. Tu vois, ça, c'est les ragots de réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'il y en a qui disent que je bats mon chat alors que je n'ai pas de chat. Non mais tu vois, il y a des vrais délires.
qu'en boîte de nuit, on m'a vu faire je sais pas quoi alors que je sors pas en boîte, je bois pas d'alcool. Ça fait partie du jeu, et c'est vrai qu'au début tu te dis, c'est quand même frustrant d'avoir des gens qui mentent autant, qui t'attaquent, et de pas pouvoir te défendre, parce que qu'est-ce que tu veux dire ? Non c'est pas vrai, je bats pas mon chat, j'ai pas de chat. Le truc il est déjà parti. Donc ça fait partie du jeu, et je suis content de payer mes impôts en France, en tout cas jusqu'à présent, là ils sont encore en train d'abuser, de monter les taux, ça devient quand même très compliqué, mais jamais vécu à Dubaï, et en attendant Dubaï c'est très critiqué, ça a une image un peu, tu vois, ta télé-réalité et compagnie, mais là-bas, tu peux porter tes montres.
Parce que si un mec te prend ta montre, il ne sort plus du pays. Je ne sais même pas ce qui lui arrive. Je ne sais pas, il disparaît.
On était allé avec les gens, on est allé filmer, je remettrai la vidéo si vous voulez la voir, Samuel Cardillo qui est un garçon qui avait vendu sa boîte et qui avait acheté des satellites. Aujourd'hui il a une boîte de satellites, il a 28 ans, vraiment un génie. On était allé rencontrer là-bas et on avait profité pour faire plusieurs interviews aussi.
C'était assez impressionnant de voir la sécurité, à quel point on pouvait laisser la caméra posée sur une voiture aller manger avec ta caméra posée sur la voiture. Ce qui est complètement impossible. À Paris, ça dure un quart d'heure.
Ta caméra, un quart d'heure. Je ne pense même pas. Pour de vrai, il y a une voiture qui s'arrête, qui la monte. C'est assez fou. Tu peux la poser là-bas.
J'ai posé mon iPhone. Je suis allé me baigner pendant quatre heures. Je suis revenu être sur l'iPhone.
Je trouve ça fou. C'est sûr que c'est agréable. Il faut essayer de trouver des solutions pour le pays parce que là, ça devient compliqué.
Et la plupart de mes amis riches partent du pays. Tu le vois vraiment, ça ? Vraiment. Depuis l'année dernière, avec la loi de finances qui a fait peur à tout le monde, le problème de la fiscalité, c'est que c'est un peu comme la chasse. Quand tu as tiré une fois sur le lapin, il ne revient jamais.
Donc, les gens ont eu tellement peur qu'ils ont prévu des méthodes. C'est-à-dire qu'un très riche trouvera toujours des solutions pour aller dans un autre pays. C'est-à-dire que j'ai des potes qui vont vraiment faire des montages assez poussés, qui vont rendre le passeport français.
pour être sûr de ne pas se faire taper par Mélenchon si jamais un jour Mélenchon dit « je vais taxer mondialement » . C'est-à-dire qu'en fait, un peu comme les États-Unis, peu importe le pays où tu seras, Mélenchon, ce qu'il dit, c'est « je vais venir te taxer, même si tu vis à Dubaï » . Ah, de taxer les Français vivant à Dubaï.
même si t'es plus du coup résident français. C'est ce que font les Etats-Unis, sauf que les Etats-Unis ont beaucoup plus de pouvoir évidemment de négociation. Et donc des Français, pour pas tomber dans ce problème-là, rendent leur passeport en ayant des nationalités étrangères.
Et donc qu'on rentre dans un truc vicieux, où moi je pense que c'est normal que les Français payent leurs impôts en France quand ils ont réussi. Ils contribuent à l'État, ils contribuent... Moi j'ai été dans des écoles publiques toute ma vie, je trouve ça normal de contribuer à mon tour.
Mais il faut pas que ce soit spoliatoire non plus. C'est-à-dire que pendant qu'on est en train de créer de la richesse, Je pense que c'est mon cas avec toutes les startups que je finance. On devrait plutôt m'imposer moins de mon vivant et à la rigueur, à ma mort, me prendre beaucoup plus d'argent. Parce que logiquement, si un jour j'ai des enfants, même si on me prend 90% au moment de ma mort, il devrait leur rester assez. Mais au moins, laissez-moi kiffer pendant que je suis vivant pour créer un max de valeur.
De richesse, c'est ça. Qu'est-ce que tu fais ? Donc, tu as créé Blast, mais quand tu gagnes de l'argent, toi, alors tu as déjà investi avec Blast, etc.
Qu'est-ce que tu en fais de cet argent ? Je suis assez économe. Je ne suis pas radin, parce que les gens font souvent le lien.
Ils font souvent le lien, à juste titre. Il y a plein de gens vraiment radins, parfois. Je croisais des gens très riches. C'est souvent les pires. Moi, j'en ai en tête, je ne vais pas donner de noms, mais des très, très, très, très riches, ils ne tipseront pas.
Ils ne tipseront pas au resto, et d'ailleurs, ils vont toujours avoir du mal à sortir un peu la carte. Et bizarrement, c'est plutôt moi qui paye pour eux. Même quand tu vas en boîte et tout, c'est assez étonnant.
Et je pense qu'il faut trouver le bon équilibre entre faire attention à l'argent, Parce qu'il y en a trop aussi qui deviennent riches et qui envoient la purée et qui perdent tout, un peu comme les sportifs. Et il ne faut pas être radin de l'autre côté, parce qu'au final, l'argent, ça sert à être heureux. Et moi, c'est une vraie satisfaction de pouvoir acheter des maisons, payer des vacances, des voitures et faire kiffer les gens autour de moi.
C'est-à-dire qu'il n'y a rien qui me rend plus heureux que de rendre heureux. Limite, moi, je préfère que mes proches soient contents plutôt que moi, parce que moi, de toute façon, je suis toujours concentré sur le business. J'ai du mal à apprécier le moment présent.
Et typiquement, ce que je fais, c'est que l'été, quand je suis dans des bons endroits, Et je vais payer pour tout le monde pour aller en boîte, je mets tout le monde super bien avec une table, et moi je m'en vais de la soirée, parce que je bois pas de toute façon, donc je me fais vite chier. Et ça me fait plaisir de savoir qu'ils sont en train de s'amuser. Donc l'argent, il faut le respecter, il faut le tenir très proche de soi, parce que c'est un amant pas très fidèle, mais il faut quand même être capable de le dépenser, de le placer intelligemment évidemment, il y a trois stades pour devenir riche, c'est savoir générer de l'argent, savoir l'économiser, savoir l'investir.
Oui, c'est bon. On va y revenir. Et tu dis que tu dépenses...
Enfin, tu te fais quand même des kiffs. Tu n'as jamais pensé à faire... Il y a des milliardaires qui font ça.
Après, il n'y a pas du tout. Mais une fondation, de l'humanitaire, où arriver à trouver un moyen pour essayer de le donner d'une manière intelligente. J'ai des participations dans des fondations auxquelles je participe.
J'avais fait même ma fondation avec Feedback, ça s'appelait. J'essaie d'être impliqué au maximum. Et je pense que j'en vois plus de valeur quand je...
prends la parole dans des écoles, quand je vais essayer de faire des conférences, pour essayer de passer un message. C'est un peu comme si tu jettes un caillou au milieu de l'étang. L'onde de choc qui se propage, je pense, peut créer des vocations.
Maintenant, pour être très franc, parce que je n'aime pas mytho, je suis avant tout concentré sur mes proches et sur moi. Je suis égoïste, mais pour une bonne raison. Il faut que je sois le premier à gagner pour pouvoir faire rayonner sur mon entourage.
C'est un peu comme quand tu es dans un avion. Tu vois, le masque, on te dit toujours Tu te le mets toi en premier, pas aux enfants. Parce que si tu le mets aux enfants, tu tombes dans les vapes.
Bon, merci, au revoir, l'histoire est terminée. Donc, tu te le mets et ensuite, tu le mets aux enfants. Et c'est la même chose pour moi.
Et plus je gagne, plus je fais rayonner. Et j'ai trop manqué. Je pense que c'est un travail sur lequel je dois faire, être plus généreux envers des personnes que je ne connais pas. Mais vraiment, ma satisfaction, pour le moment, c'est déjà de faire kiffer les miens, acheter des maisons à mes proches, les sécuriser, qu'ils aient de l'argent qui tourne.
et après peut-être quand j'aurai 40 ans j'arriverai à passer le stade au-dessus T'as 36 ans là. 36, sur du temps d'âge. Tu parlais des impôts pour terminer sur ce sujet, mais c'est intéressant quand même, c'est un vrai problème français, sur plein de pays, mais en France on va parler de notre cas. Tu disais, où va notre argent ?
On ne sait pas, on paye des impôts. C'est très compliqué. Moi le problème ce n'est pas de payer des impôts, parce qu'à la rigueur tu me dis je paye des impôts, mais je vois les résultats, je n'ai aucun souci à le faire.
Mais le problème c'est que les chiffres, on en parlait tout à l'heure, sont dramatiques, c'est très mal géré. Et donc à partir du moment où tu as l'impression de participer, c'est presque un état proxénète à ce stade. C'est-à-dire que c'est l'État qui te fait travailler, tu dois lui donner de l'argent et toi tu ne sais pas ce qu'il fait. Ils font des repas, des déjeuners. À l'Élysée, tu as 800 salariés quand même.
800 salariés. 600 millions ou 800 millions, je crois, de coûts par an. C'est délirant. Et donc tu te dis, je participe pour faire des réceptions, des petits fours. Ce n'est pas possible.
Donc encore une fois, c'est pour ça que les entrepreneurs... Moi, je serais tellement rassuré d'avoir un Elon Musk. En France, parce que si il est lâché dans l'administration, je sais que l'argent est bien utilisé. Parce qu'il ne va rien lâcher.
Chaque euro, moi tu m'envoies là-bas, oh là là, je fais un carnage. Tu m'envoies dans les comptes là-bas, mais c'est terrible. Mais en France, c'est très compliqué parce que si tu veux couper des salariés, des trucs, c'est tout un bordel.
Mais c'est pour ça que je ne crois pas à la révolution calme et lente. T'as les grèves, les trucs, c'est compliqué. Et encore une fois, pour moi, c'est horrible parce que je suis à la fois pauvre et à la fois riche. Je suis un ancien pauvre et je resterai un ancien pauvre toute ma vie, mais je fais partie de ceux qui ont beaucoup d'argent aujourd'hui.
Et donc je comprends les deux extrêmes, et ces deux extrêmes n'ont pas conscience que l'autre monde existe. Quand je suis avec des potes qui sont blindés, qui prennent des jets privés pour aller à New York et qui payent 100 000, ils ne savent même pas qu'il y a des gens qui rationnent la bouffe en fin de mois. Et inversement, quand tu vas là où je vivais quand j'étais jeune dans les banlieues et compagnie, tu lui dis qu'il y a des gens qui dépensent 300 000, 400 000 par semaine, tu ne crois pas.
Et donc c'est très compliqué pour moi de faire le grand écart parce que je suis en même temps de gauche, en même temps de droite et que c'est un joyeux bordel dans le pays. C'est quoi le truc le plus fou que tu aies vu en dépenses d'argent de copains milliardaires ? Parce que t'as déjà vu un truc où tu t'es dit Ouais c'est quand même abusé là Même toi T'as été choqué par cette dépense-là ? Ouais, c'est très compliqué, mais les dépenses en boîte de nuit me choquent souvent. Parce qu'en fait, la boîte de nuit, ça dure 5 heures, parfois moins.
Tu payes 80, j'ai vu des tables autour de moi, 80 000, 100 000 euros pour une soirée. Et le lendemain matin, tu fais pipi parce que t'as but. Et d'ailleurs, la plupart du temps, tu bois même pas, parce que 100 000, c'est le minimum spending.
C'est-à-dire que tu dois mettre de l'alcool pour consommer, c'est le minimum à dépenser. Sauf qu'en fait, tu ne peux pas boire pour 100 000 euros d'alcool à part le jeter sur les gens. Et donc ça, c'est vrai que c'est vraiment compliqué à avoir.
C'est jeté par les fenêtres. Ça te met mal à l'aise. Et puis après, il y a des achats évidemment de kiff, qui vont acheter des vêtements extrêmement chers, des fourrures à 300 000. D'ailleurs, pas souvent être heureux.
Moi, je pense que l'argent fait le bonheur. Je préfère être honnête là-dessus. Pour un ancien pauvre, avoir de l'argent, ça te rend heureux. Donc évidemment, il faut prendre à part égale. C'est-à-dire que si tu compares deux choses qui ne sont pas la même, ça n'a pas de sens. C'est comme si tu disais, tu ne peux vivre qu'avec de l'eau.
Non, mais l'eau est nécessaire. L'argent, c'est pareil. Si tu n'as pas d'eau, tu meurs.
Si tu n'as pas d'argent, tu meurs. Donc après, évidemment, il faut de la nourriture. Mais l'argent te change ta vie. Mais quand tu es né dans l'argent et l'opulence, pour le coup, tu ne te rends plus compte. J'ai des potes qui dépensent sans compter, qui s'achètent des maisons à 20 millions.
Ils n'ont plus de plaisir. la maison ils y ont été trois fois. Moi typiquement tu vois quand j'achète une maison c'est super important que je m'occupe de la décoration. que je m'occupe d'acheter les meubles, parce que ça me fait plaisir de contribuer, et ça me prend du temps, ça me fatigue, alors que j'ai des potes, ils achètent une maison, ils prennent une archi d'intérieur, elles font tout, histoire réglée.
Moi, je kiffe être dans la difficulté. Je kiffe souffrir un petit peu, faire les trucs relous, même si, attention, je mesure mes mots, parce qu'il y en a qui vont me dire, Attends, mec, tu te plains de faire ta déco chez toi. Mais j'essaie de rester connecté. au réel, éteindre bien les lumières. Tu pars dans les attaques qui peuvent arriver.
Je pars à l'avance les haters. Je comprends, mais en vrai, je le dis parce que je n'ai pas honte, j'ai déconnecté. C'est-à-dire que ce serait malvenu de ma part de dire que je suis resté un mec hyper simple.
Quand tu dépenses autant d'argent et que tu vis dans mon quotidien, tu as déconnecté. Mais j'essaie au maximum de me rappeler de la vie que j'avais quand j'étais jeune, d'où je viens, et rester aux gens, aux personnes qui t'ont accompagné depuis le début, c'est une méthode qui fonctionne. En fait, le risque, après, c'est de faire de la démagogie, c'est-à-dire de faire des phrases pour que tout le monde soit d'accord.
Par exemple, quand tu parlais de l'Élysée, ça fait plusieurs fois que j'entends des trucs comme ça dans des dîners. Et j'arrive pas à savoir si je suis d'accord ou pas d'accord avec ça. Je t'explique et on en débat intelligemment.
L'autre jour, j'ai entendu, ouais, ils dépensent dans des repas, ils reçoivent des chefs d'État et tout. Je pense que ça, ça représente 0,0001% en réalité du problème. Le vrai problème, c'est l'administration, les dépenses, comme tu en parlais très justement tout à l'heure, on disait ça dépense partout, mais...
Je pense que c'est aussi important de savoir faire des grandes réceptions pour montrer qu'on est puissant quand on reçoit. Parce que les Américains, quand ils reçoivent des chefs d'État, ils les reçoivent aussi en grande pompe. Je ne sais pas si c'est vraiment le cœur du problème. C'est plus un message envoyé. Mais je suis d'accord avec toi, c'est un symbole.
C'est-à-dire que si le chef d'État reçoit des gens, ça je suis d'accord, aucun souci, mais qu'il y ait des gens qui soient payés à ouvrir des portes, là c'est un problème. À la rigueur, qu'ils ouvrent les portes quand il y a des invités, mais toute la journée à l'Élysée, il y a des gens qui sont là avec des gants blancs juste pour t'ouvrir la porte. Est-ce qu'un ministre... Oui, tu parles de salariés, ce genre de poste. Moi, je suis pour, évidemment, envoyer un message positif au reste du monde.
Mais la réalité, c'est qu'il faut avant tout aider les Français. Et quand tu dis aux Français, serrez-vous la ceinture, on va augmenter les impôts à droite à gauche, mais que l'État, lui, ne se la sert pas, tu vois, ça fait un double discours qui ne fonctionne pas. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, les gens ne votent plus, ont perdu confiance dans nos politiciens et qu'il faut réussir à leur redonner l'envie de participer parce que c'est évident, c'est le peuple français. qui sauvera le pays.
Mais il sauvera le pays en se disant, j'ai quelque chose à y gagner, je ne suis pas le larbin des politiciens. Oui, bien sûr. Mais c'est important qu'on ait toujours des belles dorures, des beaux trucs, au château de Versailles, il faut que ça en voie quand même.
Il faut que ce soit beau. La France, c'est un pays incroyable, mais le problème, c'est qu'on est en train de le gâcher, mais il y a un patrimoine qui est fou. Mais tu vois, tu parlais de boîte de nuit, l'autre fois, j'arrive en boîte et j'étais assez marqué, un peu comme toi, par une table et on m'a dit, tiens, c'est les...
Je ne vais pas citer ni le pays, je sais que c'est un pays africain qui n'a pas beaucoup d'argent. Du tout. Et c'était la famille du chef d'État, je ne vais pas du tout citer, etc., qui était, mais qui dépensait. Ils amenaient carrément sur des sortes de chariots des bouteilles avec des trucs.
Là, c'est tout en cash, il y a les valises à côté. Et en fait, je ne sais pas combien ils ont dépensé, mais au vu du prix de la bouteille, le nombre de bouteilles qu'il y avait, machin, et tu te dis, tiens, eux, c'était les neveux. Juste les neveux.
C'était un... président, on peut dire dictateur-président, comme vous voulez, mais d'un pays vraiment très très pauvre, où tu sais que les gens ont du mal à bouffer, et tu sais qu'ils arrivent et qu'ils vont cramer dans la soirée, et tu te demandes comment l'argent est arrivé là. Ah, c'est terrible. Dans ces pays, c'est connu, j'en ai deux, trois en tête aussi, et ça fait peur.
Et là, c'est tellement injuste pour le peuple qui vraiment souffre. Nous, à la rigueur, en France, on est bien lotis quand tu te compartes. Et malheureusement, c'est les inégalités de la vie. Et de la même manière que tu es choqué, il y a des gens qui seraient choqués de voir que dans l'écosystème startup, c'est toujours les mêmes qui s'enrichissent. Ça fait dix ans que dans les startups, les meilleures performances que tu peux trouver quand tu les compares au fonds de LBO, de Private Equity, c'est les startups qui le font, alors que le peuple n'a jamais pu investir dans une startup.
Donc, on nous parle de Startup Nation. La réalité, c'est que c'est Startup Nation pour les élites. On va parler de Blast et du succès.
Justement, petite question. Tu parlais du mythe de l'entrepreneur. Il y a des entrepreneurs, on a l'impression qu'ils se sont faits tout seuls, qu'ils se sont créés tout tout seuls, etc.
J'ai pris des photos d'entrepreneurs français très connus ou américains d'ailleurs. Juste savoir si tu sais des choses sur eux, expliquer le parcours en trois phrases, mais c'est assez intéressant. Tu vois des choses qu'on ne connaît pas forcément.
Par exemple, Mark Zuckerberg, créateur de Facebook. Moi, je me suis intéressé. J'ai lu quasiment toutes les biographies d'entrepreneurs. Je pense que je vais avoir quelques réponses. Et malheureusement, c'est vrai qu'il y a toujours le petit coup de pouce du départ.
Et c'est ça que je veux montrer. Je veux montrer que même s'ils ont un talent incroyable, c'est des génies du business, la petite différence, elle est faite au début. Sur Kerberg, c'est assez simple.
Il a fait Harvard, donc ses parents lui ont payé Harvard. Ses deux parents sont médecins et ils ont investi dans son projet au début. C'est pas grand-chose, mais quand on peut te payer Harvard à 100 000 l'année, pendant 4 ans, déjà tu pars avec un unfair advantage. Alors c'est vrai, en même temps c'est cool. C'est cool, mais je ferais pareil si j'avais des enfants.
C'est pas une crise. Je ferais la même. Je comprends ce que tu dis.
En même temps, c'est le rêve de toute personne de pouvoir payer des belles études à son enfant. Évidemment. Là, t'imagines peut-être ton fils, le mec qui fait Facebook, qui fait Meta et tout ça. C'est ça qui est horrible. C'est que c'est pas un jugement et je ferais exactement pareil, mais c'est une réalité qui crée des injustices terribles avec celui qui habite en banlieue et qui va dans une école publique.
Steve Jobs. fondateur d'Apple. Steve Jobs, alors lui il a une histoire compliquée au début, il vient dans une famille adoptive, mais là encore, c'est intéressant et c'est souvent le cas, son père, c'est un passionné des objets et il lui apprend depuis son plus jeune âge à déconstruire les objets pour les reconstruire. Il lui donne goût à l'informatique, à l'électronique et c'est un passionné, et tu le lis dans sa biographie, son beau-père, du coup son père adoptif en tout cas, l'a vraiment aidé à développer ses besoins. Et souvent, c'est le cas d'ailleurs, même chez les artistes, tu prends des chanteurs, tu prends Big Flo et Oli, les parents étaient dans la musique, Angel, les parents étaient dans la musique, tu prends des nageurs comme Léon Marchand, ses parents étaient profs de sport et dans la natation.
Il y a une filiation dans la passion aussi. Tu as une filiation et donc quand, depuis tout jeune, c'est un peu comme la politique, si tes parents sont d'extrême gauche ou d'extrême droite, il y a quand même de grandes chances que tu sois à peu près dans le même courant politique. Des acteurs, Vincent Cassel, son père était acteur, ça ne veut pas dire qu'ils ont été pistonnés, mais c'est-à-dire qu'on t'a donné l'envie. de croire en quelque chose.
Moi, on ne m'a jamais parlé de business quand j'étais jeune, on ne m'a jamais expliqué ce que c'était qu'un P&L, un cash flow. Donc, j'ai découvert ça sur le tard, assez tard, après 25-26 ans d'ailleurs, parce que moi, j'avais fait des facs de droit où c'était vraiment la catastrophe. Donc, quand on te donne des infos et qu'on t'apprend à aimer quelque chose, super important, et ça a été le cas de Steve Jobs, qui est évidemment un génie absolu. Bill Gates, par exemple. Bill Gates, alors lui il a été aidé à mon sens parce que son père, si je dis pas de conneries, c'était un des plus gros avocats de Seattle, millionnaire.
Et du coup forcément quand t'as un père qui est dans le business à ce niveau-là et qui est puissant dans une ville, ça t'aide à commencer. Ça veut pas dire qu'il a pas de mérite, mais lui aussi a eu le petit coup de pouce au début. Jeff Bezos, fondateur d'Amazon.
Alors lui pareil, très solide. Que des gros businessmen. Que des gros businessmen, mais alors il en parle. Dans une interview à lui, ses parents ont mis 300 000 euros dans Amazon au tout début.
Donc encore une fois, mes parents m'auraient donné 300 000, j'aurais sûrement pas fait Amazon. Je ne me compare pas du tout. Bien sûr. Mais il a eu les 300 000 euros qu'il lance, ce qu'on appelle le love money dans les startups.
C'est-à-dire que c'est le petit coup de pouce que tu vas chercher auprès de tes proches. Moi, je pense que si j'avais fait du love money, j'aurais peut-être eu 20 balles. Tu vois, j'aurais eu 30 balles.
Ça permet de lancer un business. Même si c'est pas, et tu l'as très justement dit, tout le monde ne ferait pas Amazon même avec 500 000 euros, sinon... Quasiment personne je crois. Elon Musk tiens, j'ai vraiment pris les 10 plus gros du monde.
Elon Musk, Elon Musk, lui... C'est fait tout seul non Musk ? Il dit qu'il a payé son billet d'avion pour aller aux Etats-Unis parce qu'il vient d'Afrique du Sud, son père était quand même ingénieur, sa famille avait de l'argent, il y a vraiment deux versions, il y a celle qui dit où il a payé son propre billet d'avion, et l'autre qui dit le papa a beaucoup aidé au début.
Qu'est-ce que t'en penses de Musk toi ? Je pense qu'il est complètement perché. Objectivement, c'est le meilleur de tous. C'est celui qui est le plus riche. Donc pour moi, le business, le KPI, c'est les euros.
Ou les dollars dans son cas. Donc c'est comme au foot, c'est quoi qui compte ? C'est les buts que tu mets. Bon ben en business, c'est les euros que tu gagnes. Donc t'as beau avoir des boîtes qui sont plus belles, des meilleurs brandings, meilleurs produits, ce que tu veux, c'est lui le plus riche, c'est lui qui a gagné.
Et il l'a fait en une génération. parce que tu vois c'est pas, il y a parfois des Les héritages dans les top 10, ça vient de génération en génération. Lui, il l'a fait en une génération.
Ce qu'il a fait, c'est colossal. Et il s'est mis en danger à chaque fin de boîte. Il a réinvesti tout son argent. C'est un vrai cinglé. Je ne sais pas quel âge a Elon Musk.
Il a 50 et quelques. Il n'est pas vieux du tout. Il n'est pas vieux. Il a 55, je crois. Bernard Arnault, propriétaire de LVMH, français le plus riche.
Et d'ailleurs, deuxième personne la plus riche du monde. Bernard Arnault, incroyable succès. Évidemment, je mets de côté toujours le philosophie.
est-ce qu'on aime la personne ou pas. D'un point de vue business, sa famille était dans l'immobilier. grosse société de travaux publics, promotions il y avait plusieurs millions ou dizaines de millions, il a été d'ailleurs aux US quand il a commencé dans Limo, il a plutôt loupé, d'ailleurs j'ai lu son livre enfin c'est pas son livre mais L'Ange Exterminateur c'est assez intéressant, le titre c'est un journaliste qui a creusé qui a essayé d'être objectif j'ai l'impression mais oui à la fin il le défonce un peu quand même mais il a réussi à créer un empire qui est tellement colossal en partant même si c'est quelques millions c'est impressionnant, tu vois c'est impressionnant mais encore une fois ... Le petit truc du début qui fait que quand il se loupe aux Etats-Unis qu'il revient en France, il peut quand même se remettre le pied à l'étrier derrière ce qu'il fait pour la France, c'est exceptionnel. Toutes les marques qu'il a, il a de Louis Vuitton, LVMH, il y a toutes les marques.
En une génération, là encore, en une génération créée autant. Dior c'est LVMH non ? Ouais bien sûr. Il a racheté beaucoup beaucoup de marques, il fait du made in France.
Il lui manque plus que Hermès là. Il lui manque Hermès, Saint Laurent, donc il est en compète avec Kering. Mais bon, je pense que ça ne va pas tarder à tomber. D'ailleurs, j'ai investi dans LVMH.
On m'a proposé un produit structuré. Donc, j'espère que LVMH va bien fonctionner. Un mix entre Hermès, LVMH et Kering.
Pour terminer, James Dyson. Dyson, très bon. Et à ma connaissance, c'est celui qui a été le moins aidé.
Ses deux parents étaient profs quand même. Deux parents étaient profs. Donc, disons qu'on lui a donné le goût d'apprendre.
Mais inventeur. Mais tu as toujours le goût de quelque chose. Oui, mais moi, j'attends. Trouver le goût qu'on m'a donné quand j'étais jeune, par exemple. Pas donner goût à grand-chose.
Le goût d'avoir envie. Oui, mais c'était plus la force des choses. Ce n'était pas voulu, mais tu as raison, il faut toujours voir le positif. Et d'ailleurs, je dis souvent que... Si tu n'avais pas eu ce temps pensé, tu aurais peut-être passé le filet aujourd'hui.
Mais tu as complètement raison. J'essaie de me le dire régulièrement. Toutes les épreuves que tu as vécues, même si elles te semblent injustes sur le moment, c'est quasiment des chances parce qu'elles te permettent de devenir ce que tu es aujourd'hui.
et j'en parlais avec Mélanie il y a trois jours. Elle me disait, est-ce que tu changerais quoi que ce soit dans ta vie ? Même les moments très difficiles, tu vois, quand t'es à la rue, dans les cybercafés, tout, c'est quand même raide, je changerais absolument rien.
Et j'échangerais ma vie avec aucun des milliardaires qu'on a cités, ou fils de milliardaires, parce que c'est mon parcours, ça me permet de savourer ce que j'ai aujourd'hui. Donc il faut jouer avec vos cartes, dans tous les cas, vous n'avez pas le choix. Tu parles de Mélanie, Mélanie c'est donc la personne qui est la CEO aujourd'hui de Feed, la patronne de Feed, donc la marque d'alimentation que tu as lancée.
C'est ton ex-femme aussi, vous étiez ensemble ? Vous arrivez à bosser correctement quand t'es ex et aujourd'hui associé ? Ouais, on était ensemble. J'ai jamais été marié et je pense pas que je me marierais.
J'aime pas trop le concept. C'est trop mass market. Quand tout le monde fait un truc, j'essaie de pas le faire.
Et en général, ça m'a plutôt bien réussi. Et on est resté ensemble pendant 6, 7, 8 ans. Et en fait, on s'est rencontrés dans un moment qui était atroce.
C'était le plus dur pour nous. Elle vient d'une famille turque compliquée. Moi, ma famille, c'est pareil, c'était la merde.
J'étais à la rue quand on s'est rencontrés. Et donc, on s'est construit dans l'adversité. Et donc, on n'était pas dans une relation superficielle. C'était quasiment mental. Et la réalité, c'est qu'on a capté qu'on était plus frères et sœurs, même si ça peut paraître chelou à posteriori.
On était connectés mentalement. Et quand on s'est séparés, c'est resté assez sain parce qu'on savait que c'était mieux pour notre avenir de passer à un autre cap. Et c'est incroyable de voir qu'aujourd'hui, c'est vraiment la personne en qui j'ai le plus confiance.
Et tu me dis, tu perds tout ton argent pour qu'elle guérisse une maladie, je le donne immédiatement. Surtout que moi, je ne suis pas attaché à l'argent. J'adore l'argent, j'aime l'argent.
Je sais que je vais être milliardaire, je kiffe ça. Mais j'y suis pas attaché, c'est ça qui est marrant, tu vois. J'en ai pas besoin pour être heureux, je sais que je le referai. C'est un peu comme un pianiste, il a beau se péter un doigt, c'est Bernard Tapie, je lui ai volé donc je le cite, tu te pètes un doigt, un pianiste il recommencera à jouer d'une manière ou d'une autre. C'est la même chose et je suis ravi d'avoir ces personnes qui sont les premières à avoir cru en moi.
Donc la valeur qu'a Mélanie à mes yeux est incommensurable, incomparable à ce que je pourrais trouver par la suite. Blast Club, tu étais venu en parler. Tu l'as lancé il y a deux ans.
Tu es venu en parler il y a un an dans l'émission. C'est un club d'investissement. Tu peux t'inscrire.
Et tu disais d'ailleurs, si vous avez 50 000 euros, tu peux peut-être te dire que tu vas investir 10 000. Pas tout investir. C'est intelligent d'avoir dit ça parce que c'est hyper important. C'est toujours tentant de mettre plus, mais il faut toujours être raisonnable.
Et tu disais que tout le monde peut s'inscrire, etc. Depuis un an avec l'émission, vous avez été très nombreux à la regarder. Je vous rappelle, je mets le lien si vous voulez la voir dans la description de la vidéo du podcast audio. On voit, et c'est intéressant, qu'il y avait 4000 investisseurs, il y en a 8000 aujourd'hui, la liste s'est rallongée, vous ne pouvez même pas accepter tout le monde.
Vous êtes complètement dépassé, pas dépassé. Mais dans le bon sens du terme, ça grossit tellement vite qu'il y a plus de gens qui veulent investir. Oui, c'est super de voir que les Français ont envie de participer à l'investissement en start-up.
Et on a la chance effectivement d'avoir une liste d'attente qui est très longue. Et donc on a le choix de sélectionner les meilleurs profils. On ouvre les portes du club une fois dans l'année.
Donc en général, c'est en février et mars. Et on choisit dans une soirée. Donc ça dure de 20h à minuit.
Les personnes qui vont nous rejoindre, elles ont été filtrées en amont par nos relations investisseurs. on a fait des... On a demandé des lettres de motivation. On fait des entretiens téléphoniques pour savoir quelles sont leurs motivations.
Est-ce qu'ils ont les moyens de déployer ? Parce que tu l'as dit, il ne faut pas mettre tout son argent. Il faut mettre l'argent dont tu n'as pas besoin pour vivre.
Et ça nous permet vraiment d'investir dans des dossiers de qualité. J'ai plein de gens qui me disent « t'es un mytho, je suis sûr qu'il n'y a pas de gens, sinon tu prendrais tout le monde » . La réalité, c'est que si on prenait toutes les personnes qui sont sur la liste d'attente, ça nous ferait trop d'argent à investir pour tenir notre promesse.
Et donc, on devrait déployer dans des dossiers de mauvaise qualité prendre des bons dossiers. On en fait 3 maximum dans le mois. On fait 3 fois 4 millions, 3 fois 5 millions. Et ça nous permet vraiment de nous concentrer sur la crème de la crème. Mais alors du coup, la crème de la crème des meilleures opportunités de business, tu parles.
Pas la crème de la crème des gens qui viennent investir. Tu disais que vous sélectionnez les investisseurs et en même temps, au début, tu disais, tiens, le but c'est d'ouvrir à tout le monde, essayer de rapprocher le pont entre les gens de la vraie vie. et pas que du parisianisme, etc. Mais du coup, vous sélectionnez quand même les meilleurs dossiers ou tout le monde peut quand même venir ?
On sélectionne les personnes qui sont le plus alignées avec l'énergie du club. L'énergie, c'est qu'on va faire des événements, on va en faire plus de 100 dans l'année, dans la province, à Paris. On va vraiment faire en sorte de créer des moments. On a des formations, on a plus de 100 heures de formation qui sont offertes avec l'adhésion. On a un annuaire avec tous les métiers, on a beaucoup de C-Level, beaucoup de personnes qui s'entraident, qui créent des aventures en même temps.
On a même eu des BB Blast. C'est la première fois où on a eu des bébés blasses qui se sont rencontrés en événement, qui ont fait un bébé, donc très très cool. Mais on a besoin de gens sympas. Et donc c'est pas une sélection par l'argent, parce qu'on veut d'ailleurs plus de bronze que de diamond. Bronze, c'est les petites adhésions pour les personnes qui vont investir que 10 000 euros dans l'année.
Mais l'idée c'est plus de, est-ce qu'on passe un bon moment avec elles ? Est-ce qu'elles ont envie d'aider les startups ? Est-ce qu'elles ont conscience que nous on va leur demander des choses ?
On va leur demander par exemple, quand une startup communique sur sa levée de fonds ou un nouveau produit, de repost la news sur leurs réseaux sociaux pour faire de la visibilité à la start-up. Donc, c'est un engagement. Tu ne viens pas en disant, vas-y, je mets 10 000, je mets 30 000, et je m'en fous.
Il faut jouer le jeu, il faut être présent sur le Discord. C'est un état d'esprit où tu ne viens pas seulement investir, tu viens participer à une communauté. Oui, d'accord, d'accord.
Et après, est-ce que tu envisages quoi ? C'est quoi la prochaine étape ? Parce que là, tu dis, maintenant, il y a 3, 4 projets parfois par mois.
Donc, on va en parler après des types de projets. Ce serait quoi la prochaine étape ? Là, on a vraiment envie de déployer.
Donc, l'année prochaine, on va faire 150 millions dans l'année d'investis donc ça commence à être très gros Le but, c'est d'aller investir un milliard d'ici 4-5 ans par an. Donc, c'est colossal. Et l'idée, pour pouvoir se faire, on va faire des packages avec des dossiers américains. Et l'idée, ce ne sera plus de faire du deal by deal, mais plutôt de proposer de rentrer dans tous les deals de tel incubateur américain ou de co-investir avec tel gros fonds, de manière à pouvoir faire du volume tout en devenant potentiellement une banque.
C'est une vision qu'on a depuis longtemps. Créer une banque d'investissement digitalisée de manière à ce que nos membres puissent vraiment être accompagnés. par des experts sectoriels et pas seulement des banquiers qui veulent leur pousser des produits basiques, on va dire. D'accord.
Quand tu parles de 3-4 projets par mois, ça ressemble à quoi ? Est-ce que tu peux donner un exemple d'un type de projet que tu vas proposer à tes investisseurs ? C'est quoi ? On va essayer de proposer différents types de projets, que ce soit en termes de secteur ou de maturité, de manière à ce que les gens puissent créer un portefeuille adapté à leurs envies.
Il y a des gens qui veulent beaucoup de risques, donc ils vont investir que sur des projets très jeunes, mais avec un potentiel colossal, des gros multiples. D'autres qui préfèrent investir dans des projets déjà assez sécurisés, qui font des dizaines de millions d'euros de chiffre d'affaires. C'est plus du private equity avec des multiples à fois. Qu'est-ce que c'est qu'un private equity ?
Non mais tu as raison. Start-up, c'est vraiment au début de l'aventure. Donc tu investis dans ce qu'on appelle le early stage, tout début.
Et le private equity, c'est plutôt quand la boîte est mature, qu'elle est en croissance, mais une croissance raisonnable. Et là, tu vas chercher des multiples qui sont un peu plus bas. Et nous, on va proposer les deux types de dossiers et on va aussi aller travailler dans différents secteurs. Donc, on est évidemment dans la deep tech, l'intelligence artificielle, le hardware, le spatial, la biotech. Bref, on va toucher tout ce qui est très rémunérateur.
Et on a des experts sectoriels pour chaque secteur qui vont nous accompagner à sélectionner les dossiers, qui vont nous envoyer leur deal flow, donc tous les deals qu'ils reçoivent, qui vont accompagner les start-uppers, les fondateurs au board. pendant des années. Et tout ça, ça a de la valeur.
On va partager notre caride avec eux. Le caride, c'est la commission de performance qu'on va toucher. Quand un dossier fonctionne et fait de la plus-value, Blast, nous, on prend 20% de la plus-value.
C'est classique, c'est ce que font tous les VCs, les Venture Capitalists, les fonds d'investissement. Et ça permet vraiment aux membres de venir choisir, parce qu'ils ont le choix, ils ne sont pas obligés d'investir dans un dossier, et des dossiers qui sont incroyables, comme dans le Space Tech. Dernièrement, on a fait Space Tech, c'est l'espace, tout ce qui va être un peu à la SpaceX. On a investi dans Latitude, c'est un français, un petit génie qui a 25 ans, qui veut concurrencer SpaceX. Et il envoie, lui, des fusées, mais avec des charges légères.
Donc c'est-à-dire que charges légères, c'est 80 kilos de mémoire, quand la plupart des fusées, c'est du 300-500 kilos. Sauf que les personnes qui payent, les entreprises qui payent pour envoyer 500 kilos, en réalité, elles n'ont besoin que de 50. Et donc elles payent très cher un lancement qu'elles pourraient avoir à meilleur prix avec Latitude. Donc ça, c'est super excitant de voir des membres. C'est des fusées à bas coût. Ouais, c'est des fusées à bas coût.
T'imagines, tu peux investir dans des boîtes qui changent la vie des gens. On a aussi fait Z-Wig qui est incroyable, c'est une biotech qui cumule en plus de l'intelligence artificielle. L'endométriose, tu dois connaître, c'est la maladie qu'une femme sur dix a. Qui empêche d'avoir des enfants si parfois... Terrible, souffrance atroce pour les femmes et c'est vraiment quelque chose de répandu.
Vous en avez forcément une dans votre famille qui souffre de ce problème. C'est indétectable, tu ne pouvais pas le savoir. Lui, il a fait un test salivaire grâce à l'intelligence artificielle.
qui permet de le savoir en trois jours. Donc la femme est capable de détecter cette maladie et de pouvoir mettre en place un parcours de soins qui va l'accompagner. On investit dans The Wig.
Ça, t'imagines, c'est un truc quand t'es en repas de famille le dimanche. Moi, j'ai investi dans The Wig, vous savez, ça fonctionne comme ça. Ça te fait une sorte de culture générale business qui est passionnante.
T'es au contact de fondateurs qui sont évidemment motivés pour disrupter des industries. C'est vraiment cool, quoi. Ouais, t'as l'impression de servir à quelque chose.
Exactement. Plutôt que d'investir dans un PER... ou dans une SCPI pour des bureaux à la défense.
Là, tu investis dans l'innovation avec des personnes qui vont être recrutées. Tu participes quelque part à l'économie du pays et à sauver la vie de femmes. Et on a plein de boîtes comme ça qui sont incroyables.
Avec l'IA, on peut, donc avec le test, ça fonctionne pour l'endométriose ? Je pense que ça intéresse plein de femmes et plein d'autres. Oui, ça fonctionne. L'intelligence artificielle, c'est à mon avis l'avenir, notamment dans la biotech.
On a vu plein de dossiers. L'IA va tellement vite, la puissance de calcul. Tu es en train de me dire que l'IA ne sert pas.
pas que à faire des photos de Trump qui embrasse Kim Jong-un. Exactement. Il y a 2-3 utilités à côté. Et notamment dans la santé, je pense que ça va être le bras droit du médecin.
Donc, ce n'est pas là pour remplacer le médecin. Mais l'intelligence artificielle, elle est capable de faire des calculs en une demi-heure. Il faudrait 300 ans au médecin pour le faire. Donc, en fait, tu fais une...
Tu vois un médecin et il te fait, comment tu appelles ça, quand tu vas chez lui, une consultation. Le temps de la consultation, il t'a fait un test, une prise de sang, un truc. Il a déjà les résultats à la fin. C'est fou. Et avec l'intelligence artificielle, il peut dire « Moi, je pense que le problème, c'est ça.
Qu'est-ce que t'en penses ? » Et il va se faire challenger par l'IA. On a vu aussi des intelligences artificielles en robot qui permettent de détecter les cancers de la peau. T'as une sorte de robot qui tourne autour de toi, il scanne ta peau et il arrive à détecter des mélanomes avant même que ce soit visible à l'œil nu. Parce qu'il va tellement dans le détail et il arrive à comprendre et à reconnaître des patterns.
Et ça, c'est l'avenir. Et les startups, c'est aussi ça. C'est sauver le monde et peut-être un jour devenir immortel.
D'ailleurs, on a investi dans une boîte, tu vas kiffer, ça s'appelle Tomorrow Biostasis. L'idée, c'est que tu prends une assurance, moi je l'ai fait, tu payes 10 000 euros à vie ou 50 euros par mois, en fonction du plan que tu préfères, et si tu meurs, dans les deux heures, ils viennent te chercher, ils te congèlent, ils t'envoient en jet en Suisse, et ils te laissent congeler jusqu'à la possibilité technologique de te réveiller. Donc ils ont déjà réussi à t'endormir et à te congeler de manière dérisquée, parce qu'à l'époque, quand on congelait, on envoyait de l'eau dans le corps. mais ça faisait péter les cellules quand tu refroidissais. Maintenant, ils ont trouvé un gel qui ne fait pas péter les cellules, donc tu es vraiment congelé.
Et c'est sûr et certain que la technologie nous permettra de nous réveiller, une sorte de micro-onde. Ou de nous prendre notre cerveau, peut-être. Ou de nous mettre le cerveau et de le mettre dans le cloud, parce que l'immortalité, on dit toujours, c'est l'immortalité physique.
Non, l'immortalité physique, c'est quasiment impossible parce que le corps va se désagréger, va s'abîmer. Donc, il y a la longévité. C'est un autre secteur où tu dois prendre plein de compléments, faire attention à ce que tu fais pour vivre le plus longtemps. Et après, il y a la renaissance quasiment.
Et la renaissance pourrait être dans le cloud. C'est-à-dire qu'on pourrait uploader ton cerveau. Ton cerveau, c'est juste des impulsions électriques dans un cloud. Et puis après, tu finirais dans un robot que fait Elon Musk en ayant l'impression d'être toi. Moi, ça ne me dérange pas du tout.
Je rêve de m'en payer. J'ai payé, bien sûr. Ça coûte 10 000 balles. En fait, il faut raisonner de manière pragmatique.
10 000 euros dans ta vie, c'est quoi ? Tout le monde est capable de payer 50 euros par mois. 10 000 euros, c'est quand tu payes upfront t'as la flemme de payer tous les mois.
Mais sinon, c'est 50 balles par mois. 50 balles par mois, si jamais la technologie te permet, tu vas être immortel. Et en plus, ils placent ton argent, ils s'occupent de toi, ils te font une assurance vie, ce qui fait que ton argent tourne. Imagine l'oseille que t'as, pendant 300 ans t'as dormi, t'as les intérêts qui ont tourné sur ton capital. En plus, tu te réveilles, t'es blindé.
C'est incroyable, tu vois. Alors, c'est drôle ça, tiens, c'est pas mal comme boîte. Je crois qu'on va recevoir le fondateur bientôt, en plus, de la boîte, etc. Donc c'est un sujet hyper intéressant. Il y a un truc qui ne te dérange pas pour plus tard, c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de tombe.
Mais bon, c'est cool si t'es immortel, mais personne ne pourra aller... Moi, je pense parfois aux enfants. Tu te dis, tiens, tes enfants, tes parents...
Mais après, t'as toujours l'impression qu'ils vont pouvoir revenir un jour, t'as un espoir. L'IA te permet tellement de faire des trucs de fou que, bientôt, quand tu seras mort, t'auras un portrait ou un ordinateur qui te permet de parler avec le mort. C'est-à-dire qu'en fait, tu vas uploader le savoir de la personne. Typiquement, il suffit que tu vois tous les YouTube que j'ai faits sur mes réseaux et compagnie. Une intelligence artificielle peut me faire un clone.
mentale, ça s'appelle les clones, et répondre à ma place comme je répondrais avec la même intonation, la même voix. Donc si tu veux te recueillir, tu peux même aller plus loin en parlant avec la personne morte. Donc je sais que là, ça va faire réagir, on va dire. Ça va jeter. C'est l'avenir.
D'ailleurs, au Japon, quand tu vas au cimetière, tu as des QR codes sur les tombes. Tu QR codes et soit tu vois les meilleurs moments de la vie de la personne en vidéo et compagnie, soit tu peux parler avec un... personnage en réalité augmentée qui est la tronche du mort.
Il y a ça en France, il le propose aussi. J'avais investi dedans. Life, ça s'appelait Life.
Au début, c'était Riku Yemkot qui était passé sur qui va être mon associé. Tu le mets sur la tombe, tu mets un QR code et tu peux avoir pas forcément un personnage et tout, mais tu peux au moins avoir des photos. Les meilleurs moments, je trouve ça intelligent.
Quelque chose qui représente la vie de la personne. Ça peut être un moment où il parle. Moi, je trouve ça cool.
Il ne faut pas avoir peur de l'innovation. D'ailleurs, à l'époque, quand tu disais on va transplanter un cœur, tout le monde criait au scandale. où on va transplanter le foie.
On disait que c'était impossible, on jouait à Dieu, je ne sais pas quoi. Aujourd'hui, on me dit qu'on va transplanter un organe. Ça ne choque personne. Donc, pourquoi ne pas transplanter un cerveau ?
On en reparlera avec le fondateur. C'est le genre de business que tu lances avec Blast. Oui, ça, j'adore.
Ça, c'est que ma cam. Tu vois, des projets qui peuvent changer la société, avoir un impact. À côté de ça, on fait des trucs deep tech qui sont un peu moins fun.
On va faire du biomémory. Mais là aussi, c'est quand même assez pointu. Le mec a réussi à stocker de la data sur de l'ADN humain. En réalité, on voit qu'il y a de plus en plus de data, puisque l'intelligence artificielle, l'ordinateur est de plus en plus puissant, et il y a des data centers qui sont en train de puller partout dans le monde, ça consomme énormément d'énergie, c'est pas bon pour l'écologie, ça coûte beaucoup d'argent à gérer, et lui, il a réussi, avec l'ADN, à stocker énormément de data, et sur l'équivalent d'une carte bleue, tu peux réussir à voir l'intégralité des livres qui ont été écrits depuis le début de l'humanité. C'est 150 millions, je ne savais pas, c'est lui qui me l'a appris.
Il y a 150 millions de livres qui ont été écrits depuis le début de l'humanité. il peut les mettre sur une carte bleue. Et un de ses projets, c'est de l'envoyer sur Mars de manière à sauvegarder le savoir de l'humanité sur une carte bleue. Et ça, tu vois, c'est des projets qui sont passionnants. On adore les pitcher aux membres.
Les membres, en plus, rencontrent les fondateurs. On fait des visios avec eux. Ça donne une culture qui est incroyable.
Mais qui paye les Martiens, du coup ? On ne sait pas. Imagine un jour, il y a un autre peuple qui va sur Mars. Après, c'est encore une fois plus un symbole. Mais tu as mis le savoir de l'humanité sur Mars, sur une autre planète.
Et il est évident que l'humain, sera une espèce multiplanète. C'est quand ? Mais justement, avec Tomorrow Biostasis, où tu peux être congelé, c'est-à-dire que tu peux faire des voyages spatiaux qui vont être très longs, il est évident que l'humain ne vivra pas que sur la Terre.
Il y a un article dans Les Echos qui est sorti où il disait que tu avais volé 30 millions d'euros. Tu as vu cet article ? Oui, j'ai vu.
Aux membres de Blast Club. Pourquoi ils t'ont accusé de ça ? Les Echos ont repris un article d'un blogueur, mais lui fait un blog et crache sur plein de sociétés en diffamant. puisqu'on l'a attaqué, il est en train de prendre la foudre évidemment.
Maintenant, il se plaint que ça lui coûte de l'argent en avocat. Mais il a diffamé Blast en disant n'importe quoi, qu'on avait volé 30 millions, que c'était un cash-out déguisé, etc. Et c'est vrai que les échos ont repris.
J'étais un peu déçu, surtout que je connais la journaliste qui est très sympa. Mais évidemment, c'est complètement faux. On a vendu des parts de Blast à nos membres qui voulaient devenir actionnaires depuis le début.
Les membres nous disaient, on a envie de participer à l'aventure de l'intérieur et toucher les dividendes puisque... les membres, c'est quand même la force du club. Donc, on a envie d'y être.
Et effectivement, avec mon cofondateur, on a cédé 40% du capital sur deux opérations, sur les deux premières années de la vie de boîte, et ça représentait 40 millions. Mais évidemment, tout est illégal, tout est certifié par les instances réglementaires. La preuve, on n'a eu aucun problème.
Bien qu'en France, si tu te barres avec 40 millions, tu ne viens pas sur les jeunes, d'après moi. On est libre d'investir, c'est l'avantage de Blast. Est-ce qu'il y a parfois des... des risques de perdre, comme l'investissement, tu le disais.
Tu es très honnête là-dessus et c'est le principe d'un investissement, si c'était que sûr. C'est quoi le risque de perdre de l'argent ? Est-ce que c'est élevé, c'est pas élevé, c'est quoi ? Quand tu investis dans les startups, tu dois diluer ton risque en investissant dans au moins 7, 8, 10 dossiers.
Tu jettes des graines en fait. Tu jettes des graines et tu mets des petits montants. Admettons que tu as 10 000 euros à investir dans l'année, tu ne fais surtout pas 2 x 5 000, tu fais 10 x 1 000. Parce que tu as des projets qui vont mourir, c'est sûr.
Quand tu investis en startup, ça meurt. est-ce qu'il y en a 2, 3, 4, 5 ? On ne sait jamais à l'avance.
Mais l'idée, c'est que un dossier qui fonctionne bien te rapporte largement ce que tu as investi dans les autres startups. Donc oui, il y a des dossiers qui vont mourir quand vous investissez et il n'y a pas de garantie. C'est-à-dire que il n'y a pas une assurance qui va venir vous rembourser si ça ne marche pas.
Il faut avoir conscience du risque et jouer en ayant conscience que l'argent, vous n'avez pas. pas besoin de ce dernier quand vous le positionnez. C'est quoi le pourcentage de boîtes qui font faillite dans les startups en France ? Nous, chez Blast, on n'en a eu aucune parce que ça fait deux ans qu'on a commencé. Et après, c'est vraiment une question de maturité.
C'est-à-dire que quand t'as les bons dossiers, t'as une différence incroyable et c'est pour ça qu'il faut venir dans des clubs d'investissement ou alors être très connecté pour pouvoir réussir. Parce que les dossiers pourris que personne ne veut dans l'écosystème, une fois qu'ils ont été cramés, on va dire, sur le marché, plus personne n'investira de manière professionnelle. Et ce qui se passait jusqu'à présent, c'est que les particuliers, ils allaient dans les dossiers qui avaient traîné pendant six mois, ils rentraient dedans et les dossiers crevaient très rapidement.
Donc vraiment, prenez le temps d'analyser, faites des due diligence, que vous soyez avec Blast ou non. C'est vraiment un métier dont on a 100 points de contrôle. Qu'est-ce qu'une due diligence ?
Une due diligence, c'est un audit, c'est-à-dire qu'on va vérifier. Toutes les verticales de la boîte. C'est un contrôle. C'est un contrôle, mais vraiment, vraiment poussé. On a des experts de tous les sujets, des directeurs juridiques, d'analystes financières, analyse réglementaire.
On va checker, on va parler avec tous les employés de la boîte pour voir qu'il n'y a pas de soucis. On va vraiment pousser très loin les recherches. On va analyser le secteur. On va parler à des experts indépendants qui vont nous donner leur avis, de manière à ce qu'on pousse un dossier qui soit le plus sain possible. Ça ne veut pas dire qu'il ne va pas mourir, parce que personne n'est voyant, mais au moins, il est clean.
et il n'y a pas de risque. Tu disais que c'était plein aujourd'hui les investisseurs. Est-ce qu'il y a un endroit où on peut proposer quand même si on a envie d'investir chez Blast ou ça ne sert même plus à rien de le faire ?
Si, tu peux t'inscrire sur la liste d'attente. Honnêtement, tu peux t'inscrire et nous, on va étudier ton profil. On va te demander quelques questions. Quel est ton LinkedIn ?
Pourquoi tu veux venir ? On va observer ton profil et parfois, on accepte des gens au compte-gouttes parce que ça fait du sens pour nous. Typiquement, si quelqu'un travaille dans le spatial et a un savoir particulier, on va le faire rentrer parce qu'on se dit ce mec là il va pouvoir nous servir ou alors une femme qui est spécialiste dans je ne sais pas quel sujet, on va la faire rentrer aussi.
Donc, laissez votre candidature, essayez d'expliquer pourquoi ça ferait du sens, un peu comme Sohaus. Tu vois, Sohaus, avant d'être membre, tu dois justifier ce que tu peux apporter, dans quel milieu tu travailles. Et sinon, vous pourrez rentrer en février, mars, quand on fera le drop, on appelle ça le drop.
Chaque année. L'ouverture des portes, ça dure quatre heures, il ne faut pas se louper. Et si on crée sa boîte, s'il y a des entrepreneurs qui regardent, qui sont...
qui ont une idée de génie, qui se disent « je suis sûr, comme ta boîte, pour se faire cryogéniser » . Comment est-ce qu'ils proposent des dossiers ? Je sais que là, il y en a qui veulent postuler pour rentrer de l'autre côté.
Il ne faut pas hésiter. Là aussi, sur le site internet, on a un lien qui vous emmène vers un typeform. Ça vous permet de répondre à des questions qu'on vous pose.
Vous uploadez tous les documents. Là, ce qu'on appelle la data room, c'est votre BP, les informations, votre deck, l'organigramme, pour qu'on puisse scanner la boîte. Et si ça nous intéresse, on reviendra vers vous. D'ailleurs, même si ça ne nous intéresse pas, on vous écrira un mail. Mais on va revenir vers vous pour rentrer dans un process de recherche.
Alors là, c'est différentes étapes. Il y a un analyste qui va parler avec les fondateurs. L'analyste, si ça lui plaît, il va passer en précomité, donc là, avec tous les boss de la boîte. Nous, le précomité, on va dire, OK, creuse vraiment. Là, ils font un audit de cochon.
et derrière il y a un nouveau comité pour dire go final à telle valorisation je vais mettre le lien du site comme ça vous aurez toutes les informations dessus directement, le site de Blast en cliquable sous la vidéo et pareil dans la description du podcast, on est sur Spotify Deezer, Apple Podcast, etc. toutes les plateformes de podcast audio, merci d'ailleurs de faire de les gens le premier podcast de France, aujourd'hui tournage encore une fois et j'ai vu, on a eu les chiffres qui sont arrivés hier matin j'ai vu qu'on était la troisième plus grosse chaîne la troisième plus grosse progression française ... Au-dessus, il y a Mister Beast en numéro 2 qui a gagné le plus d'abonnés français l'année dernière et Inox qui était premier, on est troisième. T'es en mode start-up là, t'as un scale depuis qu'on était venu, c'est impressionnant. La croissance, on a parlé en off, c'est trop cool de voir encore une fois, quand t'es passionné, tu kiffes ce que tu fais, ça monte. Il y a un truc qui est assez vrai, toute l'équipe pourrait le confirmer, mais il y a un espèce de truc génial quand on vient le matin, toute l'équipe s'entend bien, il y a un espèce de truc génial ici, une espèce de mayonnaise même sur le plateau.
Voilà, on fait des choses qui... On rencontre des gens passionnants, qui ont fait des trucs super, qui ont des vies hors normes, tu vois, on aime vraiment ça, quoi. On essaie de faire... Ça se voit, alignement de planètes, boum, ça décolle.
Merci, vous êtes entre 100 et 150 000 chaque mois à nous rejoindre sur YouTube. Donc continuez de vous abonner, ça nous aide beaucoup. Vraiment, ça nous sert au quotidien.
Donc abonnez-vous, n'hésitez pas à liker la vidéo que vous regardez en ce moment sur YouTube et à la commenter, même pour dire ce que vous en pensez, si vous avez des idées, même des idées de business, etc. N'hésitez pas à... à réagir et à mettre la petite cloche, comme ça vous êtes au courant de la prochaine sortie.
On vous en met tous les mercredis, vendredis et dimanches sur les jambes. Est-ce que tu regardes les commentaires ? Est-ce que tu vas les lire ? Je ne lis pas tous, mais j'aime bien.
Et les gens me disent, mais pourquoi tu te fais du mal ? Parce que parfois c'est méchant, etc. Mais je pense que même les haters ont souvent quelque chose d'intéressant à dire. Et parfois, quand ça revient souvent, tu te dis, peut-être qu'il a raison.
Il faut prendre le feedback. Et j'aime bien rester proche. Et d'ailleurs, je réponds beaucoup à mes DM, que ce soit sur LinkedIn, sur Insta. Parce que je pense que c'est important de savoir l'image que tu renvoies et après tu restes toi-même, tu dois rester authentique, mais ouais j'y passe quand même un peu de temps.
Et toi qui dois avoir du flair dans la détection des bonnes affaires, qu'est-ce que tu regardes en premier quand un mec vient proposer un dossier avec sa start-up ? C'est quoi que tu regardes ? Comment tu peux savoir si c'est une bonne idée d'après toi ?
Un, l'humain. La capacité de l'entrepreneur à te convaincre, à générer de l'émotion, à montrer sa résilience, sa capacité de travail, d'adaptation. Deux, le business model.
donc le business model c'est est-ce que c'est sain est-ce que ça peut gagner de l'argent qui ont des super idées mais qui ne gagnent pas d'argent avec Donc il faut que ça ramène de l'oseille. Et trois, la taille du marché, l'ambition du projet. Est-ce qu'on peut faire x100 dessus ? Si tu me dis je vais ouvrir une boulangerie ou deux boulangeries, ce n'est pas du tout une critique envers les boulangers.
Mais ce n'est pas un business qui est aligné avec les intérêts d'un investisseur. Il faut quelque chose qui puisse grossir très vite. D'accord, donc tu auras la possibilité de grossir à X années.
Exactement. Sur des trucs rapides, c'est des investissements plutôt rapides que tu cherches ou c'est des trucs parfois à long terme ? C'est plutôt des 5 ans, 6 ans, notre horizon de sortie. Mais parfois, il y a des projets incroyables et tu restes dedans toute ta vie. Et tu prends des dividendes ou alors, quand ça va IPO, tu revends.
Mais on est plutôt sur du 5, 6, 7 ans. T'as proposé la Belle Vie, j'ai vu dans les dossiers. Je l'utilise quasiment tous les jours. C'est trop bien.
Et je commande toutes les courses qu'on fait dans mon bureau, pour la nourriture, même pour tous les invités, etc. On commande. Vous pouvez commander vos courses avec... Moi, je fais les courses, parfois, je tire moi avec la Belle Vie.
Moi, quand je suis à Paris, je fais les courses qu'avec la Belle Vie. Paul, le fondateur, est quelqu'un de génial. Ils ont racheté Frishti, d'ailleurs, que tu dois connaître aussi. Frishti, oui. Une livraison de plats et de nourriture froide pour réchauffer chez vous si vous voulez, etc.
Et ça fait 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Et donc, on est rentré dans cette aventure. Pourtant, tu dis que c'est de la food, ce n'est pas forcément un gros truc, mais ça cartonne.
Le fondateur est un exécutant hors pair. Ils ont réussi à avoir un modèle gratuit, ce que personne n'a fait. Ils ont levé des milliards d'autres concurrents américains, les guettires, Deliveroo, etc. personne n'a réussi.
Et eux l'ont fait. Donc bravo encore une fois, ça c'est la France. T'es à la télé aussi sur M6, on te suit dans Qui veut être mon associé. C'est un truc qui te plaît.
Comment tu t'es retrouvé là-bas ? Ouais, j'adore Qui veut être mon associé. Ça me paraît le prolongement naturel de ma mission, à savoir motiver des entrepreneurs à se lancer, tout en montrant aux particuliers qu'investir, c'est fun, ça ramène de l'argent et que ça permet de toucher plein de sujets différents.
Donc j'ai essayé d'amener ma patte, mon honnête... respecter ma franchise, mon authenticité. Ça a parfois secoué un peu parce que certains me trouvaient dur, mais c'est la réalité du business.
Je ne veux pas donner une image un peu... La première, je l'ai trouvé trop bisounours. C'est incroyable ce que tu fais, bravo. Bon, je ne vais pas investir, mais c'est génial. Soit tu investis, c'est bien, soit ce n'est pas bien, tu n'investis pas, mais ne dis pas que c'est bien.
Donc moi, j'ai essayé de ramener un peu de côté percutant et c'est vraiment un plaisir de voir ces entrepreneurs. Ça envoie, je pense, un message d'action aux Français parce que la plus petite des actions vaudra toujours mieux que la plus grosse des intentions. Donc, essayez d'être aujourd'hui ce que vous voulez être demain. Et l'émission, elle le montre.
Parfois, t'as des gens qui ont peur, qui se loupent, qui pleurent. Mais ils sont dans l'action. Et à la fin, ils peuvent trouver de l'argent.
Et c'est la preuve qu'il faut essayer. Faut essayer, faut pas avoir peur du regard des autres. Et c'est le premier pas. J'imagine quand t'as fait tes premières vidéos, tes premiers trucs.
Tu devais avoir un peu peur de ce qu'allaient dire les autres. Putain, mais je vais pas avoir de vues si ça me... Mais tu l'as fait.
et tu l'as fait et en fait t'as réalisé que quand tu fais ce que t'aimes Petit à petit, ça vient, donc lancez-vous et croyons-vous. Je suis allé voir les messages pendant l'émission. Parfois, on te dit que t'es arrogant, hautain, t'es trop dur, t'es trop méchant, etc. Maintenant, tu regardes plus ça.
Je regarde parce que ça m'intéresse. Quand même. Moi, je suis un peu ça. J'aime voir. Parce que quelque part, je regarde l'image que je renvoie, je regarde si c'est vrai ou pas pour me remettre en question, et puis, quelque part, c'est une satisfaction de voir des losers qui n'ont rien fait de leur vie t'insulter en disant que t'es un blaireau.
C'est-à-dire que ça ne m'atteint pas. Et c'est vrai que sur Twitter, surtout la première saison, je prenais très cher parce qu'on n'a pas l'habitude de ce regard un peu à l'américain où tu dis les choses cash. Tu prends Shark Tank, qui est l'équivalent US de cette émission, mais ils découpent les entrepreneurs. C'est-à-dire qu'ils leur disent, t'es un voleur, casse-toi, t'arriveras jamais à rien. C'est d'une violence terrible, Kevin O'Leary.
Il y a vraiment Mark Cuban, c'est des bouchers. En France, si je fais la moitié de ce qu'ils font... Euh genre je pense que je finis en prison. Donc il faut aussi montrer que le business c'est dur, c'est pas toujours facile.
Quelqu'un qui vient et qui te fait un pitch de merde, tu dois lui dire que c'est un pitch de merde. Tu lui dis mec ou meuf, t'as 1 minute 30 pour convaincre un jury, tu passes devant la télé, tu connais pas tes chiffres. Bien sûr que je vais te découper.
Parce que c'est un moment qui peut changer ta vie et quelque part tu nous snobs en faisant ça. Tu dois maîtriser tes chiffres. Ça peut arriver de louper un pitch parce que t'es stressé.
Mais derrière t'as une heure. pour faire bonne impression. Donc, si pendant une heure, tu te loupes, tu mérites de te faire découper. C'est vrai, c'est assez fou. Ton train de vie, toi, personnellement, avec l'argent, tu as bien gagné encore ta vie cette année, a évolué ?
Tu as un train de vie à bruit classique ou tu t'es fait des gros kiffs ? Pendant longtemps, j'ai vraiment vécu de manière spartiate. C'était incroyable et je pense que c'était nécessaire.
J'étais déjà millionnaire et je vivais dans un appart de 40 mètres carrés. J'avais pas de canapé, j'avais un lit et un bureau. Et c'était à l'époque où Mélanie était là, donc elle pourra le confirmer en off. C'était hardcore, vraiment. Mais j'avais besoin de cette difficulté pour rester concentré et avoir la haine.
Moi, ce qui m'aide, c'est la haine. Mais c'est une haine positive dans laquelle je vais piocher de temps en temps quand j'ai envie de baisser les bras. Ça me requinque.
Et du coup, j'étais dans cette violence positive. Mais je pense qu'il faut faire des cycles dans la vie. J'ai fait ça dix ans.
Si tu veux tenir sur long terme, t'as aussi besoin parfois de décompresser un peu. Et là, je suis dans une phase de décompression, mais toujours maîtrisée. C'est-à-dire que je vais acheter des jolies maisons, mais ce sont des maisons qui vont prendre de la valeur, elles sont bien négociées, je vais faire des bons travaux dedans. Donc, j'ai une vie qui est beaucoup plus agréable que celle que je m'infligeais il y a encore 7 ans, même pas, 5 ans. mais encore une fois soyez cyclique c'est Kenny West qui, pour son dernier album, s'était enfermé dans une loge de je ne sais plus quel stade et pendant trois semaines, il est resté tout seul comme un psychopathe.
Chacun a ses méthodes. Maintenant, il faut que vous soyez capables de vous écouter. C'est plus simple pour moi parce que je n'ai pas d'enfant, je n'ai pas de famille à proprement parler.
Donc, je peux faire des trucs de fou comme ça, tu vois. Tu ne veux pas d'enfant, tu disais. Tu n'as pas envie de devenir père de famille. Pour le moment, j'ai toujours été capable de m'écouter et ça a plutôt bien réussi.
Je ne ressens pas le besoin. Encore une fois, j'ai l'impression que le fait que tout le monde en veuille me stresse. Tu vois, c'est-à-dire que quand tout le monde fait quelque chose, d'ailleurs, regarde, les films les plus suivis, souvent de la merde. Tu vois, c'est-à-dire que les films qui ont le mieux fonctionné en France, malheureusement, c'est terrible. Tu vois, tu les regardes, au bout d'un quart d'heure, tu t'en vas.
Donc, quand la masse fait quelque chose, c'est jamais bon signe. Non, intouchable, c'est bien, intouchable. Intouchable, pas mal. Intouchable, pas mal. Même, tu vois, Bienvenue chez Histis, c'était pas mal, Bienvenue chez Histis.
Non, j'ai eu une petite larme, moi. Et donc, du coup, mes amis autour de moi souffrent. Tu vois, la vérité, c'est que les cernes sous les yeux ne mentent jamais.
Quand tu vois tes amis qui ne dorment pas depuis deux ans et qui te disent « Oh, c'est dur, je te connais, ne fais jamais d'enfant, t'es encore trop égocentré. » Moi, j'avoue être égocentré. C'est-à-dire que ma priorité, c'est que je puisse réussir. Et donc, ce n'est pas que je suis égoïste, c'est très différent.
Je suis égocentré, c'est-à-dire que je pense à mes business, je pense à notre réussite, je pense à Blast, je pense à Feed, je pense aux gens qui sont en dépendance de nos réussites, de manière à... Tu sais, quand tu payes pas mal de monde, et tu le sais, t'as une pression quand même parce que tu peux pas planter ta boîte il y a des gens qui... ont des salaires, qui doivent réussir.
Donc ça te met une pression et je n'ai pas le temps de donner l'énergie nécessaire pour bien élever mes enfants. Je serais qui serait malheureux et je sais que je ne suis pas guéri. Tu vois, mon père était très violent. J'ai vécu dans une ambiance qui n'était pas cool à la maison.
Et je pense que je n'ai pas encore extériorisé ça. J'ai besoin de faire un travail. J'ai besoin de devenir milliardaire. J'ai besoin de mettre...
Et je sais que je vais me laisser 2-3 ans pour aller voir des chamanes, faire un peu le tour du monde, essayer de me comprendre en tant que personne, essayer de m'apaiser. Et à ce moment-là, si j'ai réussi, parce que j'ai pas envie de faire vivre à mes enfants ce que j'ai vécu avec mon père, peut-être qu'on envisagera, mais là, à l'instant précis, j'en ai aucune envie. Il y a le mec qui a 11 enfants. Ouais, lui, il a semé et il a fait un vrai délire. Il a réuni dans une maison toutes ses femmes et tous ses enfants.
Donc il a acheté un manoir et il y a, je sais plus, il a 4, 5, 6 femmes. Et il a mis les 12 enfants avec des noms exceptionnels. c'est X-032TR Il est particulier. Il est parti très loin.
Mais il assume lui prendre de la kétamine, faire des psychotropes et tout. Il assume, aux Etats-Unis, la plupart des entrepreneurs prennent des psychédéliques. Ils prennent de la drogue, mais ça s'appelle du micro-dosing.
Ils en prennent un tout petit peu. C'est interdit, on le rappelle, bien sûr, mais en France, c'est très dur, les lois, en plus sur les médias et tout ça, donc c'est absolument interdit de le faire. Mais il y en a qui prennent un tout petit peu de champignons et de cynogènes, par exemple. ou un tout petit peu de LSD dans la tech à San Francisco, il y en a beaucoup qui font ça. Et ils font des expériences pour comprendre le but de leur vie et d'ailleurs le mec d'OpenEye qui est une des plus grosses boîtes Sam Altman aujourd'hui d'intelligence artificielle, ChatGPT explique qu'il a pensé ChatGPT sous Shampy, sous Mushroom donc lui ce qu'il faisait, il explique qu'il se met un masque sur les yeux pour vivre l'expérience dans sa tête.
Moi je prends pas de drogue donc j'en fais pas du tout l'apologie, loin de là. Il faut faire très attention. Même l'alcool, je ne bois pas.
Mais pour moi, l'alcool, c'est un peu pareil. Les gens disent de la merde. L'alcool, c'est de la merde aussi. Évidemment, si tu bois un verre de vin rouge, ce n'est pas dramatique. Mais si tu te mets des cuites à la Casa Azul tous les vendredis, ce n'est pas beaucoup mieux.
Donc, faites attention. Un bon verre... Bref.
Tu as failli te lancer, là. Déjà, un bon verre de vin rouge, c'est quand même très agréable. Avec du fromage en France et tout.
Le verre de vin rouge, allez, on dit oui. Ça peut être... L'alcool fort, tu vois, c'est plus l'alcool fort.
Et puis, c'est tout ce qui est répétition qui n'est pas bon. Mais tous les jours, ça devient... L'excès de n'importe quoi n'est pas bon.
Vous pouvez mourir en buvant de l'eau. Je ne sais pas si vous le saviez, mais si tu bois vraiment 5 litres d'eau, tu fais un arrêt cardiaque. Donc, l'abus de n'importe quoi n'est pas bon.
Même le sport, d'ailleurs. Tu fais trop de sport, tu te blesses. Faites attention, soyez équilibrés. Tu dis dans l'article des échos, justement, j'avais lu un article sur toi, tu disais, pour les enfants, pour finir sur la petite blague, tu ne faisais pas assez de plaisir pour justifier le temps qu'on y passe.
Ouais, je t'ai un peu provoque. Mais c'est vrai que si t'es très factuel, jusqu'à 7-8 ans, l'enfant n'est pas vraiment reconnaissant puisqu'il ne se rend même pas compte de ce que tu fais pour lui. Ça te coûte beaucoup de temps, pas forcément d'argent, mais d'implication mentale. Tu ne dors pas, ça pleure et tout, c'est l'enfer.
Et c'est vrai que d'un point de vue très PNL, moi je fais souvent des plus, des moins, il y a beaucoup de moins jusqu'à 7-8 ans. Donc c'est vrai qu'étant égocentré pour le moment, les calculs ne sont pas bons. Alors franchement, ce n'est pas très vrai, mais... Tous les parents me disent ça. C'est incroyable.
En fait, c'est la meilleure chose de la vie, vraiment, en termes d'amour. Et puis, regarde Bernard Arnault, on citait tout à l'heure, après, tu as tes enfants qui peuvent reprendre. Le prolongement, c'est vrai. Le prolongement de ce que tu construis, toi, dans ta vie. C'est le bon exemple, parce qu'il structure l'armée avec les enfants qui reprennent toutes les branches.
Tu disais que les journalistes échos, tu avais un problème avec les journalistes. de presse éco. Dans quel sens tu disais ça ?
J'ai repris un peu toutes les phrases qui m'avaient marqué dans tes interviews. Je vois souvent des erreurs quand on parle de business et je suis toujours étonné de voir des trucs aussi gros, que ce soit même dans les classements de fortune. Les journalistes vont confondre la valorisation de la boîte avec la fortune de l'entrepreneur. Nous, quand on a des articles, il y a des erreurs démentielles alors qu'on leur donne les contacts de nos avocats qui peuvent expliquer pourquoi on a utilisé tel terme, un peu comme le truc de diffamation tout à l'heure.
Et malheureusement aujourd'hui les réseaux sociaux ou le journalisme de manière générale, une fois que l'article est sorti, c'est un peu tard. Donc c'est vrai que c'est dommage de voir qu'en France, aux Etats-Unis, tu as des métiers vraiment de journaliste poussés. C'est-à-dire que tu veux être journaliste en économie, tu as intérêt à vraiment maîtriser les sujets.
En France, je pense qu'on est un peu en retard. Après, il y a de plus en plus de médias qui s'intéressent aux startups. Donc ça commence petit à petit à se démocratiser.
Sur LinkedIn, tu as 450 000 abonnés. Je vous mettrai les liens cliquables dessous, je précise là, si vous voulez retrouver Anthony. Et 280 000 abonnés sur Insta aussi, si vous voulez les suivre. Tu montres un peu ce que tu fais suivre sur tes réseaux pour ceux qui veulent te suivre ? J'essaie de parler de business, de motivation, d'ambition.
Je fais suivre un peu le quotidien de l'entrepreneur en montrant les vrais côtés. Parce que très souvent, on veut starifier l'entrepreneuriat, mais malheureusement, c'est aussi beaucoup de problèmes, beaucoup de sacrifices, beaucoup de compromis. et c'est vrai que c'est un sujet qui engage Et je suis ravi de voir que des sujets qui ne sont pas forcément sexy plaisent sur les réseaux et je pense que c'est de bon augure pour la suite, pour notre génération. Tu parlais il y a un an, quand on s'est vu, tu parlais d'erreurs, et tu disais ouais c'est dans les erreurs qu'on apprend, c'est hyper important, chaque chef d'entreprise doit faire des erreurs.
Est-ce que tu as eu une petite erreur dans l'année pour terminer, depuis qu'on s'est vu ? Est-ce que tu as fait une erreur pour donner un nouvel exemple ? Là pour le moment honnêtement, on a bien géré avec Blast, parce que j'ai fait tellement d'erreurs avant avec mes autres boîtes.
qu'avec Samuel, qui est mon cofondateur et qui est vraiment spécialisé dans quelque chose où je suis nul et inversement, on est tous les deux sur notre verticale et on n'a pas trop fait de conneries pour le moment. On a la chance d'avoir une équipe incroyable. Notre plus grande force, c'est d'avoir recruté des stars autour de nous. Et je les remercie parce que sans une bonne équipe, tu ne peux rien faire. Et la vision qu'on a, ils sont en train de l'exécuter d'une manière incroyable.
Idem sur la communauté, vraiment, on a eu la chance de constituer quelque chose de solide. Et les membres sont en soutien, ils nous défendent, c'est nos meilleurs ambassadeurs. Et pourtant, il y a plein de gens qui nous critiquent, qui vont les voir en disant « mais t'es un pigeon, pourquoi t'es chez Blast ? » sans essayer de comprendre comment ça fonctionne.
Donc, je les embrasse et je leur dis que c'est que le début de l'aventure. Tu dis, dernière citation, mais dans les gens de business, c'est intéressant, je trouve, de les citer. Tu dis, avant d'en arriver à un stade d'évidence, une entreprise doit passer par deux stades, deux autres stades, une période où tu dois te battre et une période, donc en parlant de la première, on ridiculise ton idée. T'as eu ce sentiment-là ? Ouais.
vraiment, surtout avec Blast, encore plus que Feed, c'est Arthur Schopenhauer qui disait, toute innovation passe par trois stades, elle est d'abord ridiculisée, violemment combattue pour finalement être considérée comme ayant toujours été évidente et c'est exactement ces étapes qu'on a vécues, au début tout le monde se moquait de nous dans les commentaires, si je te ressors des commentaires qu'on m'a mis au début, mais quel pigeon il croit vraiment qu'il va lever de l'argent avec des membres qui mettent 1000 euros, pour qui il se prend ce guignol vraiment, on m'a défoncé sur les réseaux sociaux, l'écosystème, d'autres fondateurs. Tout le monde se moquait de nous. On a été ridiculisés.
Ensuite, on est combattus. Là, c'est le moment. On est combattus, tout le monde nous charque, on essaie de se faire virer, on prend des coups de pression, des menaces, des sidélas. Et bientôt, et ça va arriver plus vite qu'on ne le croit, ce sera considéré comme ayant toujours été évident parce que que le peuple puisse investir dans les entrepreneurs français, c'est juste la logique et la suite de l'histoire. T'as dit que...
C'était même l'année dernière, tu l'as redit là, mais t'as 36 ans aujourd'hui, t'as dit que tu voulais être milliardaire avant 40 ans. Est-ce que c'est encore possible ? Ouais, et j'en suis vraiment proche dans le sens où Blast est tellement puissant, là ça vaut 300 millions d'euros, j'ai 40% de la boîte. Je pense qu'amener Blast à 2-3 milliards dans les 4 ans qui arrivent, c'est pas du tout déconnant.
Donc je pense qu'on va le faire. Et je pense que je serai le premier à 30 ans à avoir dit je vais être milliardaire dans 10 ans en partant de pas grand chose. Encore une fois, le chiffre c'est pas une obsession pour l'argent.
C'est plus un symbole que je veux envoyer en disant mon père était contrôleur de train, ma mère était vendeuse, j'étais à la rue quand j'avais 18 ans, je l'ai fait. Donc vous pouvez le faire. Je n'ai aucun égo, je n'en ai rien à foutre.
L'argent, je pense que je le cramerai ou je le donnerai dans la révolution, un peu comme le Joker. Je suis un peu fou chez les gens. Donc c'est plus un goal d'aller le chercher.
C'est juste pour le jeu. Oui, j'adore le jeu. Mais la vie, c'est infinite game.
C'est-à-dire que le business, tu dois réussir à prendre du plaisir, t'amuser. Et c'est pour ça que je pense que les gens rigolent aujourd'hui quand je dis que je vais être milliardaire, et je le serai, je vais dire que je vais avoir 100 milliards, ils rigoleront de la même manière. Quand j'étais jeune et que je disais que j'allais être millionnaire, tout le monde se moquait de moi aussi.
Donc ça fait partie du process, ne vous laissez pas attaquer par le reste du monde, ce qui compte c'est d'être un gagnant, et le gagnant c'est celui qui n'abandonne jamais. D'ailleurs il y a une phrase qui dit « Le lâche ne commence jamais, le faible abandonne, et le gagnant ne laisse jamais tomber. » Et c'est exactement ça, tu vois, c'était soit un gagnant en étant résilient. en étant solide, reste sur tes appuis n'écoute pas le reste du monde Merci Anthony Bourbon, c'était cool de te recevoir on fera un point dans un an ? Avec grand plaisir !
En tout cas félicitations pour le succès de Blast je rappelle, le lien est dispo dans la description de la vidéo sur Youtube on vous retrouve tous les mercredis, vendredis et dimanches sur Les Gendes, pareil en podcast audio sur Spotify, Deezer et Apple Podcast pour ne citer qu'eux, n'hésitez pas à nous mettre 5 étoiles ça nous aide beaucoup aussi sur le référencement de ce podcast merci mille fois, merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission Je vous embrasse et on se retrouve très vite pour une prochaine vidéo. Ciao tout le monde ! Sous