Transcript for:
Méthode pour le commentaire composé

Ok, je viens de recevoir mon sujet de bac, j'ai décidé de prendre le commentaire. On va voir comment j'organise mes 4 heures et quelles méthodes je dois utiliser pour arriver à bout de mes 4 heures sans trop de soucis. J'ai avec moi ma montre bien évidemment pour pouvoir calculer mon temps. J'ai également des stabilos de couleur, j'ai ma trousse. Je prends un stylo normal, pas de stylo friction effaçable, ça c'est vraiment très dangereux parce que pour le coup ça s'efface. J'ai également Ma bouteille d'eau, j'ai mon sujet sur la table, des feuilles de brouillon et j'ai les feuilles sur lesquelles je vais écrire au propre tout simplement. J'ai même mon petit chouchou au cas où j'ai besoin de m'attacher les cheveux. Ok ? Maintenant que j'ai tout ça, on va pouvoir commencer. Bah écoutez c'est parti ! Déjà je vais commencer par découvrir mon sujet. Avant tout je veux que vous sachiez que le brouillon ainsi que la copie rédigée sont disponibles dans les liens de la description. Comme ça, vous pouvez suivre tout ce que je dis en live si vous voulez regarder la vidéo en même temps que les documents. PDF. Je vais lire mon texte et la première chose que je vais chercher à faire, c'est de lister tous les procédés littéraires qu'il y a à l'intérieur de ce texte. Donc les procédés littéraires que l'auteur a insérés dans le texte volontairement ou non. Vous allez voir, c'est facile. La bonne nouvelle, c'est que vous n'avez pas besoin d'avoir nécessairement compris le texte pour pouvoir vous poser les questions que je vais vous poser. Bien sûr, la première lecture va être de... se poser des questions quant à nos premières impressions de lecture. Qu'est-ce que je sais de l'auteur ? Si je ne sais rien, ce n'est pas grave, mais si j'en sais quelque chose, peut-être que je peux le rattacher à un mouvement littéraire. Si je n'en sais rien, peut-être que je peux tout de même le rattacher à un mouvement littéraire parce que les mouvements littéraires, ils sont reconnaissables, typiquement grâce à la date de mon texte. Quelle est la tonalité, le registre littéraire utilisé par l'auteur ? Dans quel intérêt, d'après moi, l'auteur a-t-il écrit ce texte ? Quel effet est-ce que ça provoque sur moi, lecteur, ou en l'occurrence spectateur, vu que nous sommes au théâtre ? Je continue avec le titre, que m'évoque le titre ? Et enfin, quels sont les grands thèmes de ce texte ? Ça c'est vraiment, après avoir lu mon texte une première fois, les questions que je vais me poser. Pour certaines, ça reste quelque chose de très objectif, comme par exemple les registres qui sont présents. Et pour d'autres, ce sont des questions assez subjectives, comme par exemple, quel effet cela provoque chez moi ? Tout ça, ce sont des informations précieuses parce que c'est comme ça que je vais commencer à me faire une idée de comment orienter mon interprétation. On passe à la deuxième lecture et là, on va avoir l'étude du vocabulaire. Vocabulaire, lexique, champ lexico. Donc ici, effectivement, je vais m'intéresser au champ lexico. Je vais regarder donc les différents mots qui ont été insérés et les relations surtout qu'il y a entre ces mots. Est-ce qu'il y a des répétitions ? Si oui, ça veut dire qu'il y a de l'insistance. Est-ce qu'il y a des oppositions entre certains mots ? Si oui, ça veut dire qu'il y a de la tension. Donc ce sont toutes des questions que je vais devoir me poser pour pouvoir avancer et émettre des hypothèses sur ce que ce texte veut me dire. Par exemple, ici je vois qu'il y a énormément d'oppositions qui viennent s'accumuler à la toute fin de mon texte. Forcément, c'est une information qui est importante. Les couleurs d'ailleurs m'aident énormément à voir que ça se concentre sur ce... sur cette dernière réplique. Et donc forcément, ça va m'aider. Pourquoi ? Parce que je vais pouvoir me rendre compte que c'est là que se trouve presque l'enjeu de toute cette pièce de théâtre, de cette pièce de théâtre Brutus. Finalement, je vais étudier les registres de langue, familier, courant, soutenu. Ça va m'aider aussi à savoir à quel type de lecteur ça s'adresse. Si c'est un vocabulaire soutenu, forcément ça s'adresse à un lecteur plus avisé, plus initié. Alors que si c'est un registre courant, ça peut s'adresser à ce moment-là à... Tout le monde. Troisième lecture, nous allons étudier la syntaxe. La syntaxe, donc les procédés grammaticaux. Typiquement, qui parle, à qui il parle, de qui il parle. Première personne des singuliers, deuxième personne des singuliers, troisième personne des singuliers, etc. Ici, par exemple, je vais m'intéresser à mon pronom sujet « je » qui n'est pas énormément présent quand « à qui il parle » . Quand « à qui il parle » , elle met d'autres sujets que « elle-même » . Vous allez voir pourquoi. mais c'est hyper important que je m'en rende compte. Et ça encore une fois, vous n'avez pas besoin d'avoir compris le texte pour observer une phrase et dire « Ok, il n'y a pas beaucoup de « je » en pronom sujet quand c'est Akili qui parle. » Ensuite, les indicateurs de lieu et de temps. Où se passe l'action, quand se passe l'action. Ça peut être des éléments importants, donc je me le note. Ce qui va m'intéresser aussi, puisque nous sommes dans les procédés grammaticaux, c'est les verbes, la valeur des verbes. J'ai par exemple de l'impératif, j'ai du conditionnel. Qu'est-ce que ça va induire ? De quelle manière ça va influencer ce que je vais pouvoir penser de ce dialogue ? Eh bien ici par exemple quand je vois qu'Akili dit « si vous m'aimiez » , c'est ce conditionnement. qui sous-entend qu'il ne l'aime peut-être pas et donc il y a une forme de manipulation à dire si vous m'aimez vraiment. Également je vais m'intéresser à la construction des phrases, c'est-à-dire qui pose les questions, qui a les réponses, qui s'exclame. Donc ici c'est beaucoup Brutus qui s'exclame, pourquoi ? Parce qu'il est malheureux. Combien il y a de négations ? Est-ce que les négations sont toujours dans la bouche de la même personne ? Et à quoi est-ce qu'elle renvoie finalement ? Je finis ensuite par compter le nombre de termes à valeur méliorative, donc les termes positif et les termes à valeur péjorative, donc les termes négatifs, pour voir à quoi est rattaché tout le positif et à quoi est rattaché tout le négatif. Ici par exemple, je vois que le positif a trait à toutes les promesses que va faire Achille à Brutus, alors que ce qui est négatif, c'est tous les sentiments qui vont accabler Brutus face à cette nouvelle horrifique. Maintenant que j'ai fait tout ça, je peux enfin, lors de ma quatrième lecture, chercher mes figures de style. Et donc ici, je vais dresser simplement une liste des figures de style que je vais directement mettre dans mon texte. Comme ça, ça va m'aider à les voir tout de suite. La méthode du commentaire composé est reprise et condensée dans le bac de français en 32 fiches. Les fiches existent dans leur version générale, dans leur version techno et elles sont disponibles dans le lien en description. Ok, là j'ai fait mes cinq lectures, donc j'ai tous mes procédés littéraires. Ce que je vais faire maintenant, c'est que je vais passer à la mise en... forme de mes idées. Et pour ça, il me faut une nouvelle feuille de brouillon et je vais faire un tableau à trois colonnes. Vous allez voir. Et c'est ici que tout se joue. Vous allez prendre d'un côté votre liste de procédés, d'un autre votre feuille de brouillon en mode tableau à trois colonnes et vous allez redistribuer tous les procédés littéraires que vous avez trouvés dans vos trois colonnes. Comment vous faites ça ? Eh bien par logique d'association. Par exemple ici moi j'associe la... passion, le thème de la passion, au champ lexical de l'amour, à la répétition du mot amour quatre fois. Jusque là, vous voyez la logique. Bon, eh bien, en gros, votre travail, c'est de faire exactement la même chose pour tout. C'est d'essayer de regrouper tout ce qui, dans votre tête, fait sens ensemble et de pouvoir trier dans trois catégories, dans trois thématiques différentes, tous ces procédés. Au début, vous allez voir, il y en a qui vont se mettre de manière... très naturel ensemble comme passion, chant lexical de l'amour et répétition de l'amour quatre fois. Et puis il y en a d'autres que vous allez devoir attribuer selon ce à quoi vous allez avoir envie de rattacher vos procédés littéraires. La bonne nouvelle, c'est que comme vous avez déjà énormément travaillé sur votre texte, et bien maintenant vous savez plus ou moins de quoi le texte parle, là où il y a du bon, là où il y a du mauvais et vous allez pouvoir soit mettre le bon d'un côté, le mauvais d'un autre. soit associer l'opposition qu'il y a entre le bon et le mauvais. Et donc vous allez tout simplement créer ces trois colonnes en fonction de vos associations. Chacun fait les associations qu'il veut, il n'y a pas un plan possible, d'accord ? Il n'y a pas un seul tableau possible. Ça se fait vraiment en fonction de ce que vous, vous arrivez à mettre en forme. Et une fois que vous voyez que ça commence à être cohérent, que vous avez des colonnes bien fournies, assez équilibrées, tout dans une colonne et puis les deux autres, elles n'ont rien. Une fois que vous avez réussi à faire ça, eh bien, c'est super simple. Vous essayez de donner un titre à chacune de vos colonnes. Et vous l'avez compris, le titre de votre colonne, eh bien, ce sera le titre de votre grande partie puisque dans chaque grande partie de votre commentaire, vous allez mettre un maximum d'éléments que vous avez repérés dans le texte. Une fois que vous vous êtes assuré que vous aviez quasiment tous vos procédés littéraires maintenant à l'intérieur de ce tableau, vous allez écrire une phrase qui va relier vos trois thématiques, vos trois colonnes. Cette phrase, c'est votre fil rouge. Vous ne la donnez en aucun cas. Cette phrase, vous vous la gardez au brouillon. C'est la phrase clé qui permet de faire les liens entre tout ce que vous allez dire dans votre développement. Donc j'insiste, on la garde secrète et à partir de ce fil rouge, seulement à partir de ce fil rouge, on crée la problématique. Pourquoi ? Parce que maintenant qu'on connaît la réponse, on peut poser la question. Ok, là ça fait une heure que j'ai commencé, donc j'ai pu repérer tous mes procédés littéraires, j'ai pu savoir ce que j'ai envie de dire maintenant à l'intérieur de mon plan et je vais consacrer le peu de temps qu'il me reste à faire mon plan. Et donc cette fois-ci c'est bien évidemment à partir de tout ce qu'on a trouvé, à partir de mes trois colonnes, que je vais faire mes trois parties et que je vais pouvoir proposer donc une interprétation originelle et globale à ce texte qui m'avait été imposé. Je prends une nouvelle feuille de brouillon et je vais écrire mon plan. Je vais commencer avant d'écrire mon plan par me rappeler la question de problématique à laquelle je suis censée répondre. Je rappelle que le plan est systématiquement la réponse à cette question. Et pour faire mon plan, je vais prendre à côté de moi mon tableau à trois colonnes. Pourquoi ? Parce que mon tableau à trois colonnes contient déjà les trois parties de mon plan. Alors elles ne sont pas forcément dans le bon ordre, c'est-à-dire que ici par exemple, ma troisième colonne, je vais en faire ma première partie. Pourquoi ? Parce que la première chose dont j'ai envie de parler, c'est Akili. Pour moi, ce qui pose le mieux le contexte de tout ce que j'ai envie de présenter, c'est Akili et sa manipulation. Donc je commence par ma troisième colonne et ça ne pose de problème à personne parce que personne n'aura accès, dans tous les cas, à votre brouillon. C'est juste votre choix, c'est comment vous vous sentez à l'aise de présenter les choses. Donc vous avez vos trois parties, vous décidez dans quel ordre vous voulez les présenter et ensuite vous passez à vos sous-parties. La bonne nouvelle pour les sous-parties, c'est que vous venez dans votre tableau à trois colonnes de trouver énormément de matière. Donc vous savez déjà quels sont les exemples que vous allez mettre en avant. Maintenant, ce que vous allez faire, c'est qu'à partir de ces exemples, vous allez essayer de faire ressortir les idées, les procédés littéraires, les exemples. Ils viendront agrémenter, illustrer vos idées. Mais à la place du petit a, du petit b, c'est bien une idée que vous devez mettre en avant, l'idée qui ressort de tous vos procédés littéraires. Donc ce... que l'auteur a voulu dire grâce à ses procédés littéraires. Mais bien sûr, ce plan n'est qu'un premier jet de ce que j'ai envie de dire et vous allez voir comment ça va évoluer dans la manière dont je vais rédiger. Mon plan n'est pas figé, mon plan est là pour me permettre de garder une structure en tête, d'avoir un fil rouge, d'avoir quelque chose à quoi me raccrocher. La structure, la progression, elle se fait dans ma tête au fur et à mesure que j'avance, que j'écris. Je vais me rendre compte de plein de choses pendant que j'écris. Mais vous allez voir. dès lors que je vais commencer à rédiger. Voilà, maintenant j'ai mon plan, j'ai tous mes procédés, je sais exactement où je vais grâce à mon fil rouge et ma problématique. Donc tout est bon, je vais pouvoir commencer à rédiger. Et je commence très logiquement par mon introduction. Alors cette introduction, elle ne doit pas être trop longue, mais elle ne doit pas être trop courte non plus. Je ne vais commencer pas. amorcer mon sujet. Donc dans cette accroche, ce que je vais faire, c'est que je vais présenter le siècle dans lequel on est. C'est l'âge d'or du théâtre, donc je vais en parler pour montrer à mon correcteur que je maîtrise un tout petit peu mon sujet. Je ne pouvais évidemment pas anticiper que ça tomberait sur ce siècle-là, mais si je connais chaque siècle un petit peu, je peux en dire quelque chose. Je peux en dire deux mots. Vous voyez que je n'ai rien dit d'extraordinaire non plus. Après ça, je vais présenter mon texte. Je vais en faire la carte d'identité. Donc... qu'il a écrit, à quelle date, qu'est-ce que c'est exactement, c'est une pièce de théâtre, classique, etc. Je vais présenter l'intrigue parce que je dois toujours, toujours, toujours partir du principe que mon examinateur n'a jamais lu cette œuvre. Et donc je dois lui présenter tout ça comme si c'était la première fois qu'elle en entendait parler. C'est ce qu'on appelle une recontextualisation, en l'occurrence du texte. Et une fois que j'ai fait ça, je peux passer à ma problématique et à mon plan. N'hésitez pas lorsque vous présentez votre plan à revenir sur votre feuille de brouillon, celle qui contient le plan. Je sais que ça paraît logique, mais juste pour vous. vous assurez que vous n'êtes pas en train de vous éloigner dès l'annonce de plan de ce que vous aviez décidé de faire. Prenez cette précaution de toujours regarder votre brouillon. Ensuite, je vais passer à ma première partie et vous le savez, avant chaque partie, il me faut une petite phrase de transition. En l'occurrence ici, ça va être une phrase qui va me permettre de juste introduire de quoi je veux parler dans ma partie. C'est en gros le grand 1, mais sous forme de phrase. Cette transition, vous voyez que je suis en train de la détacher totalement du reste de mon travail. Pourquoi ? Parce qu'au moment de la lecture, c'est comme un petit drapeau où il pourra se dire « Ah oui, c'est ici que j'en étais, donc j'en suis dans la première partie. Qu'est-ce qu'on veut me dire déjà dans la première partie ? » Ok, c'est très clair. C'est pour ça aussi que cette phrase doit être courte. Il faut que ça aille directement droit au but. Voilà, une fois que j'ai ça, je passe à mes deux sous-parties. Et alors là, vous le voyez, obligatoirement, il me faut un alinéa et... Chaque sous-partie va être toujours, toujours, toujours présentée de la même manière. Donc il me faut à chaque argument 4 étapes. Donc on va avoir l'affirmation de notre argument, l'explication avec nos propres mots de pourquoi on dit ça, qu'est-ce qui nous fait dire ça. Donc j'explique ce que je viens d'affirmer. Ensuite j'illustre ce que j'ai affirmé grâce à des exemples qui sont tirés du texte. et Je vais bien entendu toujours référer le numéro de la ligne auquel ça se rapporte. Et je termine tous mes arguments par une petite phrase de conclusion qui permet de relier, de rattacher la citation à ce qui avait été affirmé au tout début. Vous voyez qu'un argument c'est quand même assez fourni. Donc pour pas que mon examinateur se perde, eh bien je boucle la boucle et je reviens sur ce que je disais au début pour que ce soit clair, que je suis restée cohérente par rapport à ce que j'avais envie. d'affirmer et de défendre. Et c'est comme ça que je vais construire chacun de mes arguments. Donc ici, je passe à mon deuxième argument, sans sauter de ligne, en allant à la ligne et en faisant un alinéa, puisque chaque paragraphe doit commencer par un alinéa. J'insiste tous les paragraphes, même les transitions, même l'introduction, même la conclusion, tous les paragraphes commencent par un alinéa. Et quand j'ai fini ça, quand j'ai fini ma première partie, je peux passer à ma deuxième partie. Vous le voyez, je fonctionne exactement comme je l'ai fait tout à l'heure. Donc je vais détacher ma transition de ma première partie, également de ma deuxième partie, toujours dans l'intention que ce soit le petit repère, le petit marqueur qui va permettre à mon examinateur de se repérer assez facilement dans ma copie, de se rendre compte que là je passe à ma deuxième partie. Et je recommence. Argument 1, argument 2, transition 3, argument 1, argument 2. Dernier petit rappel, il faut que votre copie soit propre. Vous voyez que ça m'arrive de faire des ratures comme à tout le monde. Si je fais une erreur en tout cas, je peux mettre un petit peu de correcteur et écrire par dessus proprement. Sinon vous pouvez barrer à la règle du moment qu'à la fin c'est propre, c'est lisible, c'est facile à corriger. C'est à ça que vous devez penser. Lorsque le correcteur va tomber sur votre copie, est-ce qu'il sera content de la lire ou non ? Si la réponse est non, c'est pas bon pour vous. Et pendant que je rédige les dernières lignes de de mon développement. J'en profite pour vous demander de liker cette vidéo, de me dire en commentaire si vous en voulez plus de ce genre. Je sais pas, peut-être la dissertation, la contraction, l'essai. Et bien sûr, n'hésitez pas à vous abonner. Enfin, nous pouvons passer à la conclusion et il est hors de question, hors de question de bâcler cette conclusion. Elle doit contenir au minimum trois choses. Un petit résumé de ce que vous avez dit, bien évidemment il faut synthétiser votre pensée dans une petite phrase. qui vient conforter le lecteur dans ce qu'il a lu. Évidemment, ça correspond à votre annonce de plan, ça n'est rien de nouveau, n'ayez pas peur de vous répéter, c'est normal de se répéter à ce moment-là, c'est juste que dans la conclusion, vous ne pouvez pas vous passer de ce bref, de ce tout petit résumé de ce que vous avez dit. Les trois grandes parties suffisent, pas besoin de revenir sur les sous-parties. Ensuite, vous allez répondre à votre question de problématique une fois pour toutes, donc en définitive, il faut absolument répondre à cette question de problématique, parce que tout ce travail avait pour but de ... répondre à la question. Donc voilà ce que vous faites dans la conclusion ne peut être autre chose que de répondre à la question. Et vous terminez par une ouverture. Donc l'ouverture c'est simplement renvoyer vers un autre texte, peut-être du même siècle, d'un autre siècle, peu importe, puisque ça fait partie des attendus. Et une fois que j'ai fait ça, eh bien j'ai terminé de rédiger. Alors j'ai fini de rédiger, j'ai pas pour autant fini. Là il va me rester une vingtaine de minutes et le but maintenant c'est de relire ma copie. Premièrement parce que je ne veux pas faire saigner des yeux mon correcteur, donc orthographiquement, grammaticalement, syntaxiquement, il ne faut que ce ne soit pas trop pénible à lire derrière, d'accord ? Et deuxièmement, parce que je dois absolument m'assurer que je ne me suis pas trop éloignée de ce que j'avais envie de dire au départ. Bien entendu, il est normal qu'au fur et à mesure que je travaille, que j'avance, que ma réflexion... évolue en même temps que je suis en train d'écrire. Mais il ne faut pas que ça se ressente. Entre ce que j'avais envie de dire quand j'étais au moment de mon brouillon et ce que j'ai finalement dit ici, ça a évolué. Et il n'y a pas de mal du tout. Tant mieux d'ailleurs. Ça veut dire qu'au bout de 4 heures, vous arrivez quand même à peut-être tirer quelque chose de plus réfléchi, de plus posé sur votre texte. En revanche... Il faut quand même vérifier une chose lors de cette relecture, c'est que vous avez bien répondu à la question et vous devez vérifier que le plan que vous aviez annoncé a été maintenu, qu'il n'y a pas trop d'incohérence entre ce que vous aviez annoncé et ce que vous avez finalement développé. Ce n'est pas une relecture orthographique, cette fois-ci je parle d'une dernière relecture qui soit vraiment là pour voir la cohérence du contenu de ce que vous avez écrit et enfin vous vérifiez également que La conclusion répond bien à l'intro. Je rappelle que l'intro pose les questions, elle pose les bases de votre travail. Et la conclusion est censée répondre à cette question qui avait été posée et rappeler donc tout ce que vous avez fait. Moi, examinateur, il faut que je puisse lire intro et conclusion et tout de suite comprendre quel a été le fil rouge de votre travail. Si ce n'est pas le cas, alors vous avez encore 10 minutes, 15 minutes pour corriger. Mais c'est super important. que voilà ce fil rouge a été gardé le fil rouge je rappelle qui est donc votre phrase ici en jaune jaune plus haut voilà et heureusement que je suis là